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Les compagnies françaises de SAirGroup dans la tourmente

Aujourd'hui, le retrait pur et simple de SairGroup de France n'est plus un sujet tabou. swissinfo.ch

Réunion de crise lundi à Paris pour le Comité d'entreprise du pôle français de SAirGroup qui regroupe les compagnies aériennes AOM, Air Liberté et Air Littoral. La fusion des trois entités est remise en question.

De source syndicale française, il n’est plus question de fusion pour les trois filiales hexagonales de la maison mère zurichoise. De toute évidence, les grandes manœuvres s’accélèrent après le départ de Paul Reutlinger, annoncé le week-end dernier en catimini par une direction qui semble désormais aux abois.

Agé de 57 ans, Paul Reutlinger était le vice-président exécutif de SAirGroup, mais surtout le PDG des trois compagnies françaises en voie de fusion, dont le déficit cumulé atteindrait 400 millions de francs.

Le retrait du Thurgovien, patron de la compagnie belge Sabena de 1996 à 2000, intervient six mois seulement après son arrivée à Paris. Cette démission s’inscrit également dans le sillage du limogeage du numéro 1 de SAirGroup, Philippe Bruggisser, architecte d’une stratégie d’alliances tous azimuts engagée depuis plusieurs années par SAirGroup, stratégie aujourd’hui remise en cause par le nouvel homme fort du groupe, Moritz Suter.

Après le départ de Paul Reutlinger et l’abandon de la fusion, c’est l’avenir d’AOM, d’Air Liberté et d’Air Littoral qui est au centre des préoccupations des syndicats français. «Si SAirGroup nous lâche, sans soutien de l’Etat français, nous aurons beaucoup de peine à nous en sortir», estime-t-on du côté de la CFDT.

Pourtant, le personnel d’AOM, d’Air Liberté et d’Air Littoral n’a pas toujours été tendre envers SAirGroup et ses méthodes de travail jugées «trop helvétiques». L’idée même d’une restructuration et d’une refonte en une nouvelle entité des trois compagnies avait provoqué les plus vives craintes.

A l’heure actuelle, le retrait pur et simple de SAirGroup de France n’est plus un sujet tabou. Il faut dire que les trois compagnies de l’Hexagone ont accusé une perte d’environ 100 millions de francs au premier semestre 2000, soit le cinquième de leurs chiffres d’affaires cumulés. Le déficit cumulé pourrait atteindre 400 millions de francs sur l’année.

Dans ce contexte, les syndicats français estiment que les Suisses doivent assumer leurs responsabilités. Mais le nouveau patron pourrait être français. Les noms les plus souvent évoqués sont ceux de Marc Dufour et Marc Rochet, respectivement anciens présidents d’Air Littoral et d’Air Liberté.

Jacques Allaman, Paris

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