Les pertes d’AOM, Air Littoral et Air Liberté sont colossales
Les pertes enregistrées par les trois compagnies du pôle français de SAirGroup s'élèvent à 600 millions de francs. Le nouveau patron du groupe helvétique, Moritz Suter, doit rencontrer prochainement les comités d'entreprises d'AOM, Air Littoral et Air Liberté pour leur expliquer sa nouvelle stratégie.
Le nouveau président du directoire des trois compagnies aériennes privées françaises, a lancé, vendredi à Paris, un véritable cri d’alarme doublé d’un avertissement en direction des syndicats. Marc Rochet ne sait pas si les trois compagnies dont il a la charge depuis mercredi peuvent être sauvées.
Dans tous les cas, il attend des représentants du personnel une attitude responsable. Le successeur du Suisse Paul Reutlinger qualifie les déficits cumulés de colossaux. Le pôle français de SairGroup aurait perdu quelque 600 millions de francs suisses. AOM, Air Liberté et Air littoral perdraient plus de 70 000 francs par heure qui passe.
Le nouveau patron des trois filiales françaises de SAirGroup désire prendre des mesures de sauvegarde immédiates afin de contenir ce qu’il nomme une hémorragie financière. Mais Marc Rochet précise que la mise en oeuvre de toutes les décisions prises à ce jour sera gelée jusqu’au 2 avril. C’est à cette date que SairGroup doit tenir sa conférence annuelle.
Pour tenter de rassurer les syndicats français qui voient déjà dans les propos de Marc Rochet une manière de dire que le pôle AOM, Air Littoral et Air Liberté est condamné à être démantelé, pour ne pas dire bradé, la direction zurichoise va dépêcher à Paris le nouvel homme fort de SAirGroup, Moritz Suter.
Le successeur de Philippe Bruggisser viendra présenter les changements de stratégie du groupe et leurs conséquences sur les activités du pôle français. De son côté, Marc Rochet devrait rencontrer la semaine prochaine les représentants du personnel.
Entre un homme qui a la réputation de trancher dans le vif et des syndicats qui craignent des milliers de licenciements, les discussions s’annoncent âpres et difficiles.
Jacques Allaman, Paris
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