Martin Ebner profite du raid sur Telecom Italia
Le financier schwytzois ne s'intéresse pas qu'aux entreprises suisses, UBS, Credit Suisse, Roche ou ABB; il détient aussi d'importantes participations dans des groupes étrangers. En revendant à temps 2,5% de l'Italien Pirelli, Martin Ebner vient d'encaisser 256 millions de francs.
Détesté ou admiré, le fondateur du groupe BZ se montre toujours à la hauteur de sa réputation. En mai, il revendait le paquet d’actions qu’il détenait chez Roche à son principal concurrent, Novartis, et ainsi augmentait sa fortune de 4,8 milliards de francs. Cette fois, Martin Ebner a profité de l’offensive de Pirelli sur Telecom Italia pour gonfler son portefeuille.
Un dixième de Pirelli
Parmi le nombre impressionnant de participations, le financier suisse détenait 10.6% de l’Italien Pirelli, spécialisée dans le câble et la fibre optique. Un investissement hautement stratégique, puisque Pirelli, allié à Benetton, a mis la main en fin de semaine dernière sur Telecom Italia, détenu jusqu’ici par Olivetti.
En 2000, Telecom Italia a réalisé un chiffre d’affaires de 29 milliards d’euros et dégagé un bénéfice net de 2 milliards d’euros. Qu’à fait aussitôt Martin Ebner? Il a vendu 2,5% du capital de Pirelli à la holding de tête du groupe Pirelli. Une opération estimée à 170 millions d’euros, soit 256 millions de francs.
Une nouvelle fois, le fondateur du groupe BZ, installé à Schwytz, se montre l’une des plus fines gâchettes de la finance européenne. Alors que les cours des actions dans les télécoms dégringolent depuis plus d’une année, il empoche un joli pactole. De plus, Martin Ebner continue de rester un acteur majeur du capitalisme italien. Avec un peu plus de 8% du capital de Pirelli, il est toujours le deuxième actionnaire du géant de la Péninsule.
Ian Hamel
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