Une journée sans voiture pour les pendulaires
Quelque 190 villes et communes suisses participent à la journée européenne «En ville sans ma voiture». Une campagne axée cette année sur les pendulaires.
Selon l’Association transports et environnement (ATE), cette journée tombe à pic en raison de la flambée actuelle du prix de l’essence.
En guise de constat, l’organisation écologiste rappelle que les problèmes de trafic les plus aigus se situent dans les agglomérations rbaines.
Selon l’ATE, ces dernières sont proches de la paralysie totale. Pire, elles sont littéralement asphyxiées par la pollution atmosphérique due au trafic.
Cette année, près de 200 villes et communes – dont plus d’une vingtaine en Suisse romande – organisent des manifestations voire bouclent certaines rues au trafic, selon Michael Kaufmann, vice-directeur de l’Office fédéral de l’énergie (OFEN) et chef du programme EnergieSuisse.
Ce programme de politique énergétique et climatique de la Confédération veut contribuer à la réduction des émissions de CO2. En ratifiant le protocole de Kyoto, la Suisse s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 8 % par rapport à 1990 d’ici à 2010.
Des pommes gratuites
Dans plusieurs villes, la journée d’action «En ville sans ma voiture» marque la fin de la semaine de la mobilité. A Fribourg par exemple, des pommes gratuites ont été distribuées aux usagers des transports en commun et des débats ont été organisés. A La Chaux-de-Fonds, les bus sont gratuits toute la journée de jeudi.
Genève, Lausanne, Delémont ou Sierre, entre autres villes, participent aussi à cette journée avec des stands d’information, des réductions sur le prix des abonnements ou des spectacles de rue. Une balade à vélo est prévue en ville de Lausanne, avec mise à disposition de bicyclettes pour les personnes qui n’en posséderaient pas.
A Genève, contrairement aux années précédentes, le centre-ville reste ouvert au trafic. Le périmètre de fermeture ne concerne que les abords de certaines écoles, l’intention étant d’attirer l’attention des parents sur la sécurité sur le chemin de l’école et de favoriser l’activité physique de leurs enfants.
A la fin des années 90
Lancée en 1998 en France, la journée sans voiture a peu à peu gagné le reste de l’Europe à partir de l’année suivante. Aujourd’hui, plus d’un millier de villes participent à cette manifestation.
En Suisse, c’est la ville de Genève qui a joué les pionniers dès 1999. Six ans après, la plupart des villes et commune helvétiques participent peu ou prou à cette opération de sensibilisation.
A relever que l’édition 2004 avait remporté un succès notable en Espagne, avec la participation de 215 villes, qui représentaient plus de 45 % de la population nationale.
swissinfo avec les agences
– En 2004, la Suisse comptait près de 5 millions de véhicules à moteur, dont 3’800’000 voitures de tourisme.
– Plus d’un Suisse sur deux possède une automobile. Et, chaque année, il parcourt en moyenne 13’600 km.
– En 2000, le Suisse consacrait en moyenne 94 minutes par jour à ces déplacements pour une distance moyenne de 38 km.
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