Fribourg: nouvelle répartition au sein du bureau de Grand Conseil
Les députés fribourgeois ont pris en considération mercredi une initiative parlementaire demandant une répartition plus stable entre les groupes des sièges des commissions et du bureau du Grand Conseil. Le vote implique une révision de la loi régissant le législatif.
(Keystone-ATS) L’initiative parlementaire, déposée par les députés PLR Antoinette de Weck et Vert François Ingold, a été acceptée par 59 voix contre 21 et 18 abstentions. L’idée consiste à aboutir à ce que la répartition entre les groupes des sièges au sein des commissions et du bureau, reste valable pendant toute la durée de la législature.
Et ce indépendamment de toute modification de l’effectif des groupes parlementaires. Ainsi, «la volonté des électeurs est respectée durablement», a expliqué Antoinette de Weck, par ailleurs présidente du groupe PLR-PVL. La répartition devra être fixée au début de la législature de cinq ans par l’organe décisionnel compétent.
Refus du Centre
«La stabilité est importante, mais le respect de la force des groupes aussi», a noté la députée centriste Anne Meyer Loetscher, pour qui il s’agit de ne pas figer les positions «artificiellement». C’est pourquoi son parti a rejeté l’instrument parlementaire, contrairement à l’UDC, après des hésitations toutefois.
Du coup, la clé de répartition «explicite et constante» demeurera, cela quand bien même le poids relatif de l’un ou l’autre groupe devait changer en cours de législature à la faveur du changement de groupe d’un membre du Grand Conseil ou de son exclusion de son groupe. Ce qui dérangeait Flavio Bortoluzzi, président du groupe UDC.
Fiabilité accrue
Moyennant cette innovation, de l’avis des auteurs de l’initiative parlementaire, la composition des organes du Grand Conseil représentera de manière «plus fiable» la volonté des électeurs et électrices, tout en mettant les organes concernés «à l’abri des aléas de la composition fluctuante du bureau».
L’instrument a été soutenu par le PLR ainsi que par le groupe Vert-e-s et alliés. Le PS, en revanche, a laissé une liberté de vote qui a conduit avant tout à des abstentions.