Grève des femmes: mobilisation moins forte qu’il y a vingt ans
(Keystone-ATS) Concerts de sifflets et actions symboliques ont émaillé la journée des femmes contre les inégalités salariales. La mobilisation très dispersée a attiré du monde surtout en fin de journée mardi, mais a globalement été moins spectaculaire que la Grève des femmes du 14 juin 1991.
En début de soirée, plusieurs défilés et rassemblements ont attiré quelques milliers de personnes, dont 2000 à Zurich, 1500 à Lausanne, 1300 à Berne ou 1000 à Genève. Des femmes de toutes les générations s’y retrouvaient en forte majorité et dans une ambiance bon enfant, ont constaté des journalistes de l’ATS.
Les concerts de sifflets, point fort de cette mobilisation, n’ont pas fait le plein. A 14h06, et durant quelques minutes, les participantes et leurs sympathisants ont réclamé des salaires équitables.
Arborant souvent des vêtements déclinant les tonalités de la couleur fuchsia (rose), elles se sont réunies dans plusieurs localités. Quelque 400 personnes se sont attroupées à Berne, 250 à Bâle, 200 à Genève, ainsi que 150 à Fribourg, St-Gall et Winterthour (ZH).
Une centaine seulement étaient comptabilisées à Zurich, 60 à Schaffhouse ou 50 à Lugano. Ces rendez-vous ont été l’occasion de lâchers de ballons couleur fuchsia.
Des parlementaires
Dès le matin, de multiples actions ont été menées devant des gares, des banques, dans des parcs publics ou au sein d’entreprises. Des petits déjeuners, des pauses prolongées ou des discussions ont été proposés par exemple dans des sociétés de l’arc jurassien.
Ailleurs, des dizaines de milliers de chocolats portant le slogan «Notre travail vaut bien plus!» ont été distribués. A Genève, des pique-niques ont été mis sur pied, en particulier devant l’Hôpital cantonal.
Seule une minorité de parlementaires ont pu soutenir leurs camarades. Elles devaient siéger au Parlement fédéral qui entamait mardi sa troisième semaine de session d’été. Les trois conseillères fédérales arboraient toutefois des touches de fuchsia dans leur habillement lorsqu’elles se sont exprimées au National à l’heure des questions.
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