Les Suisses tirent un bilan positif des JMJ
Plus de 750 Suisses ont participé à la messe de clôture des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ). Cette expérience les a enthousiasmés.
Dimanche matin, le temps était à la pluie sur Downsview Park, à Toronto, où se déroulait la messe finale des JMJ. Les jeunes Suisses étaient éparpillés au milieu de la foule, tantôt essuyant de fortes averses, tantôt accablés par une chaleur torride – le tout avec un sourire désarmant.
Pour la plupart d’entre eux, ce genre de désagréments – accompagnés de difficultés logistiques de tous ordres – fait partie intégrante de l’expérience des JMJ. «Nous sommes tous prêts à vivre cette expérience sans nous laisser prendre par les inconvénients», expliquent deux Suissesses alémaniques d’à peine plus de 20 ans.
A la rencontre des Québécois
Et puis, ajoute un autre, «c’est beau d’être plongés dans cette foule de jeunes qui prient et chantent dans les formes les plus différentes». Ils étaient en effet plusieurs centaines de milliers de jeunes du monde entier à avoir passé une dizaine de jours au Canada.
Et il y a le pape Jean-Paul II: «Le grand chef de l’Eglise est là pour nous; il mérite notre admiration, sans tomber dans le fanatisme», se réjouit une Romande de 20 ans. Même écho de la part d’un tout jeune prêtre valaisan, qui se dit «bouleversé de pouvoir vivre tout cela au début de (son) ministère».
Lorsqu’on demande aux jeunes Suisses ce qu’ils retiennent de ces JMJ au Canada, ils sont nombreux à privilégier l’expérience faite à Québec, où ils ont vraiment pu aller à la rencontre des catholiques de cette région fort accueillante.
Les JMJ proprement dites, à Toronto, revêtent une signification toute différente: c’est pour eux le «grand rassemblement» autour de Jean-Paul II, mais dans l’anonymat de la grande masse des pèlerins.
Entrain partagé par Mgr Theurillat
L’entrain manifesté par les jeunes Suisses était partagé par Mgr Denis Theurillat, évêque répondant de la jeunesse au sein de la Conférence des évêques suisses (CES). Il a vécu ses premières JMJ en tant qu’«évêque des jeunes» de la Suisse.
On croirait entendre un jeune pèlerin, quand il raconte «ses» JMJ. Il a été touché par la rencontre très directe entre les jeunes et les évêques.
Mais c’est surtout ce «vieux pape» qui le fascine: «Je suis impressionné par son témoignage de foi. Rien ne peut l’arrêter! Les jeunes attendent du pape qu’il trace une ligne forte et qu’il soit prêt à la défendre envers et contre tout. Ils sont donc accrochés à cet homme, qu’ils considèrent comme un «grand-père» dans la foi».
Et de poursuivre: «Je suis vraiment frappé par le respect des jeunes pour le pape, bien qu’atteint dans sa santé; ils traversent l’«écorce» de son corps pour atteindre son coeur».
Mais quel espoir pour les jeunes catholiques en Suisse, après ces JMJ? «Ceux qui sont venus à Toronto ne seront certainement plus comme avant, pense Mgr Theurillat. Ces JMJ marquent une progression, à la suite des rassemblements précédents. Je constate que des liens toujours plus forts s’instaurent entre eux. A nous, engagés adultes dans l’Eglise, de savoir les accueillir tels qu’ils sont… et à nous laisser accueillir par eux, car ils sont partie intégrante de l’Eglise. C’est un vrai défi!».
swissinfo avec les agences
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