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La hausse des tarifs de la SNCF suscite la polémique

(Keystone-ATS) Le ministère français de l’écologie, du développement durable et de l’énergie a défendu la hausse de 2,6% des tarifs de la SNCF à partir du 31 décembre prochain, arguant de la nécessité d’améliorer la qualité du service aux voyageurs. De son côté, Marine Le Pen demande «l’annulation» de cette augmentation.

«Cette hausse s’avère nécessaire à l’amélioration de la qualité du service offert aux voyageurs, car, en 2014, seule la hausse de la TVA avait été répercutée sur le prix des billets», estime le ministère dans un communiqué alors que cette hausse suscite la colère de l’Association des voyageurs usagers des chemins de fer.

«Ce sont les voyageurs du quotidien, ceux qui utilisent le train pour aller travailler qui font les frais de cette augmentation», avait souligné vendredi l’association à l’annonce de la majoration.

«La SNCF va ainsi pouvoir poursuivre ses investissements en termes de maintenance, ainsi que ses investissements sur le matériel, les systèmes d’information et la relation clients», justifie le ministère. Le gouvernement insiste sur le fait que cette hausse, qui entrera en vigueur dès le 31 décembre, ne s’appliquera pas sur l’ensemble des tarifs, «mais uniquement sur les tarifs pleins».

«Les prix d’appels (Prem’s) et celui des cartes de réduction notamment restent donc inchangés. La SNCF pourra ainsi proposer plus de tarifs réduits aux voyageurs les plus modestes, en contrepartie d’un effort financier limité demandé à la clientèle la plus aisée (plus d’un million de billets à tarifs réduits supplémentaires seront édités en 2015)», a détaillé le ministère.

Les tarifs SNCF enregistrent traditionnellement une hausse au 31 décembre. En 2014 néanmoins, seule la hausse de la TVA, passée de 7% à 10%, avait été répercutée sur le prix des billets.

La faute à Bruxelles, selon le FN

La présidente du Front national estime pour sa part que cette hausse «cache» un abandon du service public. «Cette augmentation se fait au moment même où la SNCF abandonne de plus en plus visiblement sa mission de service public pour préparer l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire en 2019, sur injonction de l’Union européenne», a déploré Marine Le Pen dans un communiqué.

Selon elle, «La France doit donc reprendre en main son service public du rail et cesser d’appliquer docilement des textes européens qui dégradent la qualité de service et alourdissent les tarifs», fait valoir Mme Le Pen.

La patronne du FN «demande le gel des directives européennes de libéralisation du rail et l’annulation immédiate de la hausse des prix pour 2015, qui se justifie d’autant moins qu’au premier semestre 2014, la SNCF a réalisé un bénéfice de 224 millions d’euros», estime-t-elle.

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