Le ticket de transports parisien disparaîtra à la fin de l’année
Un des symboles de Paris pendant plus d'un siècle, le ticket en carton des transports d'Ile-de-France tirera définitivement sa révérence à la fin de l'année 2026.
(Keystone-ATS) Une annonce faite fin août par Ile-de-France Mobilités et la RATP, qui organise un clap de fin symbolique à l’occasion des Journées européennes du patrimoine, les 19 et 20 septembre, avec une exposition à la Maison de la RATP à Paris retraçant l’histoire du ticket.
Le morceau de carton de 6,5 centimètres par 3 cessera totalement d’être commercialisé le 5 novembre. Les voyageurs auront alors un peu plus d’un mois pour écouler leur stock: les tickets ne seront plus acceptés dans le métro à compter du 15 décembre (c’était déjà le cas pour les bus et tramways).
Ile-de-France Mobilités, l’autorité régionale qui organise les transports en commun, précise qu'»aucun remboursement n’est effectué». Toutefois, il sera possible d’échanger ses tickets contre des billets dématérialisés, jusqu’au 14 janvier 2027.
Les transports en commun de la capitale et sa région avaient entamé une transition progressive vers des titres dématérialisés dès le début 2025.
Premier clou dans le cercueil des tickets en carton, l’arrivée le 2 janvier 2025 d’une tarification commune aux métros, RER et trains de banlieue avait permis d’accélérer l’usage de la carte Navigo ou du téléphone.
Ces supports sont les seuls à accueillir l’abonnement Liberté+, qui permet aux voyageurs occasionnels de payer à la fin du mois selon le nombre de trajets effectués dans la période, à tarif réduit: 2,04 euros pour un trajet en métro, RER ou train de banlieue, contre 2,55 euros le titre vendu seul, en ticket carton ou tout autre support.
Au cours de l’année 2025, la vente de tickets carton avait progressivement cessé dans une grande partie des gares et stations d’Ile-de-France, puis dans les automates du réseau de tramways, à bord des bus, et enfin sur l’ensemble du réseau de métro et RER, rappelle la RATP sur son site.
Restent le passe Navigo, les titres sur téléphone et les SMS à bord des bus. Plusieurs lignes de bus acceptent aussi désormais les paiements par carte bancaire.
Marron, puis jaune, vert, violet, blanc… Le ticket en carton est né en même temps que le métro parisien, en 1900. La validation s’est longtemps faite par un poinçonneur en station, qui y faisait «des petits trous, encore des petits trous», comme le chantait Serge Gainsbourg, avant l’arrivée en 1973 des pistes magnétiques.