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L'abattage des grands arbres est particulièrement néfaste à la forêt amazonienne. Ici, un site d'extraction aurifère au Brésil (archives).

KEYSTONE/AP/Victor R. Caivano

(sda-ats)

Dans la forêt amazonienne, les arbres de plus de 30 mètres résistent mieux aux variations de précipitations que les autres, selon une étude de l'EPFL. Une donnée capitale pour mieux prédire son évolution dans le contexte des changements climatiques.

Francesco Giardina s’est intéressé à la forêt d’Amazonie dans le cadre de son master en sciences et ingénierie de l’environnement. Sa recherche a permis d’établir que les arbres de plus de 30 mètres étaient jusqu’à trois fois moins sensibles aux variations de précipitations que ceux de moins de 20 mètres, a indiqué jeudi l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL).

Ces arbres anciens présentent également une biomasse plus importante. Enfin, ils puisent plus profondément dans les sols leurs nutriments grâce à la longueur de leurs racines, ce qui les rend plus résistants, selon cette étude publiée dans la revue Nature Geoscience.

Puits de carbone

La forêt amazonienne, immense territoire de 5,5 millions de km2, représente le plus grand puis de carbone au monde et joue pour cette raison un rôle-clé dans la régulation du climat.

Dans un futur proche, les chercheurs pensent qu'elle présentera des zones plus sèches et d’autres plus humides, et ce, de manière aléatoire, d’une année à l’autre. De graves sécheresses ont déjà sévi ces dernières années, entraînant la mort de nombreux arbres et affectant sa capacité d'absorption du carbone.

La présente étude éclaircit donc une partie du problème en montrant que la préservation des grands arbres permet à cette forêt tropicale de mieux résister au stress hydrique et aux sécheresses ainsi qu’à toute future variation liée au changement climatique. Elle rappelle aussi que la poursuite de la déforestation aura comme conséquence de davantage la fragiliser.

Modification méthodologique

Pour développer son modèle, Francesco Giardina a allié les précipitations moyennes au sol et la variabilité de l’humidité de l’air, deux données atmosphériques traditionnelles, à une carte montrant toutes les hauteurs d’arbres de la forêt d’Amazonie, allant de 10 à 100 mètres. Il y a associé des données sur leur fluorescence, dérivée de la photosynthèse.

La fluorescence se calcule par télédétection grâce aux rayons du soleil que les arbres rejettent sous une autre fréquence dans l’atmosphère. Cette approche a également révélé que les grands arbres étaient plus sensibles à la sécheresse de l’air que les arbres de moins de 20 mètres.

"Notre publication souligne l’importance de prendre en compte dans les modèles climatiques la physiologie des arbres - soit calculer leur taille, leur âge, leur comportement et leur biomasse - lorsque l’on cherche à effectuer des prévisions sur le comportement futur de la forêt amazonienne. Les modèles purement atmosphériques utilisés jusqu’ici ne suffisent pas", explique Francesco Giardina, cité dans le communiqué.

Cette modification méthodologique devrait ainsi apporter plus de précision aux prévisions des chercheurs et pourrait être utilisée pour prédire le comportement d’autres importantes forêts tropicales du globe, à l’instar de celles d’Indonésie et du Congo.

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ATS