Lonza s’estime immunisé contre la guerre comme contre les tarifs US
Le conflit autour du Golfe persique comme les résurgences de droits de douane au pays de l'oncle Sam n'inquiètent pas outre-mesure les dirigeants de Lonza. Le sous-traitant pharmaceutique ne dispose d'aucune infrastructure de production au Moyen-Orient.
(Keystone-ATS) La région ne représente qu’une fraction de ses recettes, de sa base de clientèle ou encore de son réseau d’approvisionnement. La flambée des prix de l’énergie induite par le blocage du détroit d’Ormuz non plus ne devrait guère avoir d’impact dans l’immédiat, l’essentiel des besoins pour l’exercice en cours ainsi qu’une part non négligeable de ceux pour 2027 étant déjà assurés, indique la multinationale rhénano-valaisanne au détour d’un point de situation trimestriel non chiffré vendredi.
Alors qu’un tribunal américain vient de juger illégaux les droits de douane généralisés décrétés par le président Donald Trump en février pour suppléer aux surtaxes généralisées invalidées par la Cour Suprême, Lonza note que ceux-ci devaient de toute façon n’avoir qu’un impact marginal sur ses clients. En raison de récentes annonces d’investissements aux Etats-Unis, certains d’entre-eux risquent toutefois d’ajourner leurs décisions de sous-traitance. La multinationale considère néanmoins que la demande pour ses services reste vive, tant de la part des géants pharmaceutiques que des acteurs biotechnologiques.