Des milliers de manifestants pour l’asile et les migrants à Berne
Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi à Berne à l'appel du mouvement pour l'asile et la migration. Le rassemblement visait à dénoncer le durcissement de la législation en matière d'asile et l'exclusion des personnes ne possédant pas de passeport suisse.
(Keystone-ATS) Les manifestants ont réclamé des droits fondamentaux pour tous, indépendamment du statut de séjour ou de l’origine. Ils ont également exigé une liberté de circulation sans restriction ainsi que la possibilité de participer à la vie sociale et politique.
Organisée par l’association Solidarité sans frontières, en collaboration avec une centaine d’autres organisations, syndicats et groupes de la société civile, la manifestation, autorisée, a traversé le centre-ville pour rejoindre la Place fédérale sous le slogan «Pas de frontières entre nous». «Vive la solidarité sans frontières», scandait la foule, a constaté un journaliste de l’agence de presse Keystone-ATS.
Et Solidarité sans frontières de prévenir, dans un communiqué, que «des changements profonds en matière de politique migratoire s’annoncent». Samedi à Berne, la stratégie d’asile 2027, l’initiative de l’UDC sur la protection des frontières ainsi que la réforme du Régime d’asile européen commun (RAEC) ont notamment été critiquées.
Contre la division de la société
«Défendons nos droits fondamentaux contre les tendances autoritaires», pouvait-on lire sur un tract distribué par les organisateurs lors du rassemblement. Selon eux, la migration doit être considérée comme un phénomène normal, qui a toujours existé et qui continuera d’exister à l’avenir.
«Nous faisons tous partie d’une société ouverte et diversifiée, nous ne nous laisserons pas diviser», y était-il encore écrit. Un tract dans lequel on pouvait encore notamment lire qu'»au lieu de frontières, il faut la liberté de circulation». Pour les organisateurs, c’est «Halte aux expulsions, oui à la régularisation et à la fermeture immédiate des centres de rétention».
D’après eux et les milliers de manifestants, les droits fondamentaux, parmi lesquels l’accès garanti à la santé, à l’éducation et au travail, doivent s’appliquer à tous. De même, tout le monde a droit à une protection juridique, quel que soit son statut de séjour.
A l’occasion de la 2e édition du Munich Migration Meeting, organisée samedi à l’invitation du ministre allemand de l’Intérieur Alexander Dobrindt et qui a réuni des ministres de 18 Etats européens et des représentants de la Commission européenne, le conseiller fédéral Beat Jans a souligné l’importance pour l’Europe de procédures rapides et efficaces, de mécanismes de transfert Dublin qui fonctionnent et d’une politique cohérente en matière d’exécution des renvois, dans le respect du droit international et des droits humains.