ONU: les Etats et la tech doivent protéger les enfants en ligne
L'ONU demande aux Etats et aux entreprises de la tech de mieux protéger les enfants en ligne. Le Haut-Commissariat aux droits de l'homme a dévoilé vendredi à Genève des lignes directrices, notamment contre certaines notifications.
(Keystone-ATS) «Les dommages à la sécurité, la vie privée et le bien-être des enfants en ligne ne sont pas innés ou inévitables», a affirmé le haut commissaire Volker Türk. Ils sont provoqués par des attitudes entrepreneuriales pour rendre addicts les enfants, comme le scroll sans limites, l’autoplay ou les notifications «persistantes» sur certaines applications.
Il faut «urgemment» protéger ceux-ci, insiste le haut commissaire. Et il faut le faire de manière adaptée, ajoute-t-il. Des interdictions de réseaux sociaux ne constituent pas la solution, selon l’agence onusienne.
Les autorités et les entreprises doivent garantir que les plateformes soient plus sûres dès leur lancement, que les données soient protégées et que les responsables de dommages soient poursuivis. Les droits des enfants doivent être honorés.
Les réglementations établies sur l’âge des utilisateurs ne répondent pas au problème des algorithmes qui ne sont pas sûrs. Les Etats doivent enjoindre aux entreprises de prendre leurs responsabilités et ne pas de réfugier derrière celle des parents ou des enfants, ajoute le Haut-Commissairat.
L’Australie avait interdit en décembre dernier l’accès aux réseaux sociaux aux jeunes en dessous de 16 ans. D’autres pays comme l’Indonésie et la Malaisie ont suivi avec des approches liées à l’âge, mais celles-ci peuvent être contournées. Plus d’une dizaine d’Etats considèrent des dispositifs similaires.
Les restrictions doivent être ciblées sur les dommages clairement identifiés, ajoute le Haut-Commissariat. Des processus de vérification de l’âge doivent être établis et l’évaluation de l’impact pour les enfants doit être menée, aussi selon lui.