Plusieurs centaines de manifestants contre l’impérialisme à Berne
Environ un millier de personnes ont participé dimanche à Berne à un rassemblement non autorisé contre le capitalisme et l'impérialisme. La police, déployée en force, a empêché un défilé dans le centre-ville. Aucun incident majeur n'a été signalé.
(Keystone-ATS) C’est le bilan dressé par la police en début de soirée, qui affirme aussi sur la plateforme X que tous les barrages routiers ont été levés. La police a procédé à des contrôles d’identité et saisi du matériel. Des dégradations ont également été constatées. Une personne a été interpellée alors qu’elle portait plusieurs couteaux sur elle. Elle a été emmenée pour un interrogatoire complémentaire.
Les organisateurs, dont l’identité reste inconnue, avaient appelé à un rassemblement à l’occasion du premier anniversaire de la manifestation en faveur de Gaza qui avait dégénéré. En octobre 2025, des policiers, des manifestants et des passants avaient été blessés lors d’une flambée de violence qui avait duré plusieurs heures dans le centre-ville. Des dégâts matériels considérables avaient également été causés.
Cette fois-ci, les organisateurs avaient annoncé vouloir éviter une «manifestation conflictuelle» et avaient misé sur un concept décentralisé avec plusieurs points de rassemblement. C’est au Rosengarten, un lieu de rencontre très prisé des familles et des touristes sur les hauteurs de la capitale, que le plus grand nombre de personnes s’est rassemblé dans l’après-midi.
Itinéraire imposé par la police
De là, les manifestants ont traversé les quartiers périphériques en direction de la Reitschule. Ils étaient escortés par de nombreux effectifs de police, provenant également d’autres cantons. A l’aide de haut-parleurs, la police a clairement fait savoir qu’elle n’autoriserait aucun autre itinéraire.
Certains groupes ont suivi les appels lancés sur Internet et se sont rendus ailleurs dans la ville. Ces appels mentionnaient notamment l’UBS, l’Amthaus et la Raiffeisenbank. La police cantonale était toutefois omniprésente dans le centre-ville. Peu après midi, elle avait déjà commencé à effectuer des contrôles d’identité ciblés, comme elle l’a indiqué sur le service de messages courts X.
Contre les occupations et la répression
La manifestation était globalement dirigée contre le capitalisme et l’impérialisme. Les manifestants réclamaient la fin des occupations militaires et de la répression d’Etat, ainsi que la protection des peuples autochtones et la restitution de leurs droits historiques à la terre et à l’autodétermination.
Le cortège était marqué par la présence de personnes portant le keffieh – le foulard palestinien – et par de nombreux slogans comme «Free, free Palestine». On pouvait également voir des pancartes portant l’inscription « Israhell », a rapporté un correspondant de l’agence de presse Keystone-ATS.
Les violences survenues lors de la manifestation de 2025 en faveur de Gaza avaient fait grand bruit sur la scène politique. Dimanche, le directeur cantonal de la sécurité, Philippe Müller (PLR), ainsi que le conseiller municipal de Berne Alec von Graffenried (Liste verte libre), compétent en la matière, ont suivi les événements sur place.