Les représentants de la 5e Suisse sont aussi jeunes, parfois
Quelques têtes brunes, blondes ou... vertes se sont égarées parmi les cheveux gris, ce week-end, à Davos. A l'occasion du congrès de la 5e Suisse, une vingtaine de jeunes Suisses de l'étranger ont en effet rencontré le conseiller fédéral Joseph Deiss,
Le gouvernement suisse a-t-il le pouvoir d’influencer la politique de l’Union européenne sans en faire partie? Pourquoi certains pays n’ont pas d’école suisse? Quel est votre avis sur le système politique français?
Autant de questions auxquelles le ministre suisse des Affaires étrangères, Joseph Deiss, également professeur, a répondu simplement et chaleureusement. Ces représentants de la 5e Suisse, âgés de 15 à 25 ans, avaient été invités officiellement au 79e Congrès des Suisses de l’étranger.
«C’était un grand honneur de rencontrer Joseph Deiss. Une occasion unique, commente un jeune Français. Je pense que nous avons tous été touchés par sa gentillesse.»
Un brin d’air frais…
S’ils sont venus à Davos, c’est pour faire entendre leur voix. Se faire une place parmi les costumes gris ou bleu marine. «Ici, ils sont tous vieux», lance l’un d’eux. «Nous voulons que les jeunes Suisses de l’étranger soient aussi représentés», ajoute sa voisine.
«Les jeunes ne s’intéressent pas assez à la politique. Ils pensent que c’est inaccessible. Aujourd’hui, on a la chance d’être ici et de se rendre compte que la politique est aussi accessible pour nous.»
La tradition familiale
Cela dit, ils ne sont pas totalement représentatifs des jeunes de la 5e Suisse. Ils sont très bien informés sur leur pays d’origine, la politique, l’Europe ou l’ONU. Leur intérêt pour la Suisse, leur patriotisme, leur a été transmis par leurs parents ou leurs grands-parents.
Ils s’expriment d’ailleurs comme de bons politiciens… «Pour moi, c’est un honneur de pouvoir faire partie de la Suisse car elle a une aura prestigieuse»… Extrait d’un discours? Non. C’est la réponse d’un jeune de 20 ans. Sans doute, du mimétisme.
Alexandra Richard, Davos
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