Quatre fois non, une fois oui
Les quatre initiatives mises en votation ce week-end ont été rejetées à la majorité des cantons. En revanche, le mécanisme de frein aux dépenses concocté par Kaspar Villiger passe largement la rampe.
La première initiative proposée par le Groupe pour une Suisse sans armées (GSsA) réclamait une nouvelle fois la suppression de l’armée, douze ans après une première tentative. L’autre demandait que le service civil soit davantage accessible et surtout qu’il soit plus orienté vers des missions de promotion de la paix.
Toutes deux ont été rejetées par la majorité des cantons. Un double non extrêmement net, qui tourne autour de 80% en moyenne nationale. Seul, pour l’instant, le Jura et Genève se distinguent en étant un peu moins sévères, avec environ 40% de oui.
Autre initiative populaire rejetée : celle lancée par l’Union syndicale suisse (USS) et qui demandait que les gains en capital réalisés à la Bourse soient taxés. Là aussi le résultat est net, puisqu’il dépasse les 65% de non.
L’argent était également au centre de deux autres objets soumis au vote. L’un proposait que les énergies soient plus lourdement taxées pour financer l’AVS. Lourde défaite également pour ce texte, qui recueille près de 80% de non.
Par contre, le mécanisme de frein à l’endettement proposé par le gouvernement passe haut la main, avec, toujours selon des chiffres provisoires, près de 85% de voix favorables.
Les quatre initiatives émanaient de milieux de gauche et étaient combattues par la droite. Le Conseil fédéral, lui, proposait aux citoyens de les rejeter.
Pour les mécanismes de frein aux dépenses, les forces étaient inversées. Le projet du Conseil fédéral était soutenu par la droite mais rejeté par la gauche.
swissinfo
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