La Suisse ne veut pas présider Durban II
Berne n'entend pas présider la conférence de l'ONU contre le racisme, le projet de déclaration finale n'étant pas définitif. Sollicitée par la Haut Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, elle a répondu par la négative, confirme le Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE).
Une réunion préparatoire en vue de la réunion du 20 avril à Genève (qui sera ouverte le secrétaire général Ban Ki-moon) commence lundi à Genève.
Les Etats membres de l’ONU devront notamment choisir le pays qui présidera la conférence. La Haut Commissaire a adressé une lettre à tous les Etats pour leur demander de proposer une personnalité et la Suisse a donc décliné.
Navi Pillay appelle jeudi tous les Etats à participer à la conférence Durban II (ou d’examen de Durban). Elle souligne que le projet de texte sur la table rend possible un consensus.
«Nous avons un bon projet de déclaration qui nous permet d’aller de l’avant», affirme-t-elle. La conférence est prévue du 20 au 24 avril à Genève, près de huit ans après la première conférence contre le racisme organisée à Durban (Afrique du Sud) en septembre 2001.
L’ex-juge sud-africaine précise n’avoir aucune indication que des Etats souhaitent faire des changements au texte et revenir en arrière sur la suppression des mentions polémiques concernant Israël et la diffamation des religions, rejetées par les pays occidentaux.
«Je n’écarte pas des surprises, toutefois tous les groupes régionaux ont exprimé leur soutien au projet actuel, ce que je trouve très positif», dit Navi Pillay.
swissinfo et les agences
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