Schneider Electric relève ses objectifs après un bon 3e trimestre
Schneider Electric a généré un chiffre d'affaires "record" au troisième trimestre, en hausse de 17,9% à 11,5 milliards d'euros (10,7 milliards en francs). L'équipementier électrique français a dans la foulée relevé ses objectifs financiers pour l'année 2026.
(Keystone-ATS) «La solidité de nos résultats, de notre carnet de commandes et de nos positions de marché nous donne confiance dans notre capacité à saisir les opportunités à venir tout en continuant à tenir nos engagements. En conséquence, nous relevons aujourd’hui notre objectif financier 2026», a déclaré vendredi le directeur général du groupe, Olivier Blum, cité dans le communiqué.
«L’activité gestion de l’énergie affiche une croissance exceptionnelle, tandis que l’activité automatismes industriels maintient une dynamique solide», a-t-il ajouté.
Et les centres de données, qui dopent la croissance du groupe depuis plusieurs trimestres, «restent un moteur clé de croissance, alors que nous continuons à exécuter notre carnet de commandes tout en enregistrant au cours du trimestre une demande en hausse à trois chiffres (…), renforçant la visibilité pour 2027 et 2028», a déclaré M. Blum.
La demande reste ainsi «soutenue» sur l’ensemble des quatre marchés finaux du groupe, «contribuant à un nouveau niveau record du carnet de commandes à la fin du trimestre», a-t-il conclu.
Le groupe, qui avait déjà relevé ses objectifs financiers lors des résultats semestriels, les revoit une nouvelle fois à la hausse, tablant désormais sur une croissance organique de l’Ebita ajusté 2026 comprise entre +18% et +21%, contre «entre +14% et + 19%» précédemment.
Cet objectif s’appuie sur une croissance organique du chiffre d’affaires comprise entre +12% et +14%, contre «entre +10% et +13%», combinée à l’amélioration de la marge d’Ebita ajusté «comprise entre +100 et +120 points de base», contre «entre +70 et +100 points de base» lors des semestriels.
Le géant français ne compte pas se reposer sur ses lauriers, puisqu’il a annoncé le 5 octobre son intention d’acheter l’américain PTC, concepteur de logiciels basé à Boston (Massachusetts), pour lequel il va débourser plus de 20 milliards, signant ainsi la plus importante acquisition de son histoire.
Cette opération, dont l’annonce avait fait chuter le cours de bourse de 9%, doit permettre d’intégrer les outils numériques et l’intelligence artificielle dans les outils industriels développés par Schneider Electric.
Les marchés plus matures (logement, résidentiel), soumis à une forte pression sur les prix, ont toutefois poussé le groupe à réorganiser des sites industriels en France pour «renforcer sa compétitivité», avec l’annonce en septembre d’une fermeture d’usine dans la Vienne qui emploie 145 personnes, tandis que d’autres seront regroupées dans l’Eure, où est prévu un investissement de 150 millions.