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La décharge de Bonfol sera assainie, reste à savoir quand

Hans-Ulrich Muller et Kaspar Eigenmann de la BCI et Bernard Matter, chef de projet pour l'assainissement de Bonfol. Keystone

L’assainissement total de la décharge de Bonfol nécessitera entre 9 et 15 ans de travaux. C’est l’estimation présentée mardi par les industries chimiques bâloises. Les autorités jurassiennes, elles, parlent d’un délai de 5 à 6 ans.

Les industries chimiques bâloises, dont Roche, Ciba SC et Novartis, sont bien décidées à régler le problème de la décharge industrielle de Bonfol, dans le canton du Jura. Objectif: l’assainissement total du site, c’est-à-dire le déterrement et la destruction des quelques 114 000 tonnes de déchets qui y sont stockées.

Les industriels, réunis dans le groupe Industrie chimique bâloise (BCI), reconnaissent sans restriction leur responsabilité à propos de la décharge de Bonfol, qu’ils ont utilisée de 1961 à 1979. Ils ont présenté mardi à Bâle leur point de vue et leurs projets.

Une manière de répondre aux pressions grandissantes, ces derniers mois, du canton, des communes concernées, voire du voisin français. Tous réclament un règlement rapide de la question. Samedi dernier, c’était au tour de Greenpeace d’entrer en scène. Depuis, ses militants occupent le site de la décharge en exigeant un assainissement.

Pierre Kohler, ministre jurassien de l’Environnement et de l’Equipement, est très satisfait des intentions de la chimie bâloise. Mais il reste un problème: les délais. «Nos experts pensent que nous pouvons assainir en 6 ans, alors que la chimie bâloise parle d’un délai de 8 à 13 ans», souligne Pierre Kohler.

Un délai nettement plus long qui s’explique, pour la BCI, par la complexité et l’étendue du projet d’assainissement, qui serait une première mondiale. Les industriels estiment ainsi irréalisable un assainissement total et immédiat. Ils proposent de réaliser d’abord une étude de faisabilité complète.

Le gouvernement jurassien espère pouvoir se mettre d’accord avec les industries chimiques, ces prochaines semaines, sur un calendrier. Pierre Kohler insiste pour que la solution soit la «plus rapide possible».

Greenpeace, de son côté, continuait mardi d’occuper la décharge, malgré les promesses de la chimie bâloise. L’organisation écologiste considère l’étude de faisabilité proposée comme une manoeuvre dilatoire. Elle est décidée à poursuivre son action tant qu’un accord pour l’assainissement immédiat du site n’aura pas été signé.

Pierre Gobet

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