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Rendez-vous à Porto Alegre en 2002

Une image qui contraste avec celles de Davos... A Porto Alegre, les participants ont mis un point final au forum social en chantant. Keystone

Le Forum social mondial (FSM) s'est achevé mardi au Brésil. Rien de concret n'est ressorti des cinq jours de débats. Sinon la volonté de se retrouver l'an prochain, une fois encore, à Porto Alegre, qui est en passe de devenir la capitale de la lutte contre la mondialisation.

Pour les participants du Forum, le fait de ne pas avoir de véritable déclaration finale n’est pas très important. Du reste, il aurait sans doute été très difficile de refléter le pluralisme des opinions émises par les centaines d’associations présentes.

Le grand point commun de tous les participants est l’opposition à la logique du marché tout-puissant, de la domination des grandes institutions financières internationales. Des centaines d’ONG, de syndicats et d’intellectuels ont décidé d’intensifier les manifestations et la résistance à la «globalisation néo-libérale».

«Pour nous, membres de la délégation suisse, l’issue de cette réunion a été extrêmement positive», souligne le conseiller national Pierre-Yves Maillard (PS-VD). «Je crois que nous avons donné ici une image nettement meilleure de la Suisse que celle des forces de l’ordre et du gouvernement à Davos».

De son côté, la «Via Campesina» – mouvement mondial des paysans sans terre – a annoncé la création d’une alliance internationale contre le système libéral. Elle s’oppose à l’utilisation des organismes génétiquement modifiés. Les paysans demandent en effet que l’agriculture soit exclue des accords de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Parce qu’ils ne peuvent «accepter que les multinationales décident de ce que les paysans doivent produire».

Par ailleurs, 700 représentants des nations indigènes ont réclamé une éducation bilingue, la protection de l’environnement des régions où ils vivent, la reconnaissance de leurs organisations et l’application de la convention 169 de l’OIT, relative à la possession et usage de la terre par les peuples indigènes.

Certes, les revendications en faveur de l’annulation de la dette des pays les plus pauvres ou de la création d’une taxe sur les mouvements de capitaux spéculatifs ont été renforcées: cette dernière a même été soutenue par le méga-investisseur Georges Soros!

Mais le Forum s’en est surtout pris à des symboles, faute de pouvoir mieux s’organiser. On a ainsi assisté à un véritable défoulement des représentants de la question sociale lors du débat organisé avec les interlocuteurs du Forum de Davos. Mais le dialogue entre riches et pauvres ne s’est pas vraiment instauré.

Claudine Gonçalves, Thierry Ogier, Porto Alegre

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