Une centaine de soldats doivent rendre leur arme
Une centaine de soldats actifs dans l'armée suisse devront rendre leur arme de service à cause d'un risque d'abus. Par cette mesure, l'armée réagit à l'incident qui avait vu une recrue en congé tirer sur une jeune fille à un arrêt de bus en novembre 2007 à Zurich.
Une centaine de soldats présentaient le risque d’abuser de leur arme. Celle-ci leur sera désormais confisquée par le commandant d’arrondissement, a indiqué dimanche Martin Bühler, porte-parole du ministère suisse de la Défense confirmant une information de la SonntagsZeitung.
Il n’est pas possible de mener un examen auprès des plus de 100’000 détenteurs d’une arme de service, ajoute le porte-parole. C’est donc avant tout à la suite de témoignages de proches du militaire qu’on peut établir un danger d’abus, selon lui.
L’armée a en outre entrepris un projet pilote d’examen des casiers judiciaires des conscrits. Dans ce cadre, trois personnes représentant un danger potentiel ont été identifiées. Elles ne recevront pas d’arme.
Ces mesures sont prises alors que le maintien de l’arme de service à domicile est assailli de critiques, ces armes étant fréquemment utilisées dans le cadre de suicides et de drames familiaux. Le Partis socialiste et les Verts ont déposé fin février une initiative réclamant l’entreposage obligatoire des armes d’ordonnance dans des locaux sécurisés.
swissinfo et les agences
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