Des débuts difficiles
Contrairement aux Bâlois, qui ont ouvert le premier zoo de Suisse en 1874, les Zurichois ont eu de la peine à imposer l'idée d'un jardin zoologique.
Mais aujourd’hui, le Zoo de Zurich attire les foules et éclipse les autres zoos par ses innovations.
Entre le premier projet, en 1895, et l’inauguration du Zoo sur le Zürichberg, il s’écoulera 34 ans. Autant d’années de conflits, de scandales et de projets avortés.
L’enthousiasme fut pourtant si grand que plus de 20 000 personnes se pressaient au zoo le 15 septembre 1929, une semaine après l’ouverture. Le record tiendra jusqu’à … l’été dernier.
Grâce à l’ouverture du Zoolino, aire récréative et interactive pour les enfants, en août 2002, 28 000 personnes ont franchi les portes en un jour.
La société privée du Zoo a aujourd’hui le vent en poupe. Depuis plus de trente ans, les «apéros de presse», organisés régulièrement, permettent de braquer les projecteurs sur les naissances de bébés éléphants, tigres, gorilles ou autres, événements qui attirent toujours un nombreux public.
Très familial
Depuis son entrée en fonction en 1991, le directeur Alex Rübel a en outre donné à Zurich un rôle de premier plan dans les programmes internationaux de protection des espèces.
Les investissements consentis ont fait du zoo un complexe passionnant pour les familles, faisant un peu oublier l’existence des quatre autres «jardins zoologiques» de Suisse (Bâle, Berne, Goldau et Langenberg près de Zurich).
La ville et le canton versent au total quelque 6 millions de francs par an, sur un budget de quelque 16 millions de francs. Le reste est essentiellement assuré par les entrées (1,2 million de personnes l’an dernier, près de 250 000 de plus qu’en 2001) et par des donations.
Doublement jusqu’en 2020
La halle de Masoala grève bien sûr les finances: dès lundi, le billet d’adulte passera de 18 à 22 francs, de 9 à 11 francs pour les enfants.
Le succès devrait être au rendez-vous: plus 5000 personnes ont demandé une visite guidée pendant les travaux, deux fois plus que dans le même laps de temps pour le reste du zoo.
Masoala n’est de loin pas la dernière grande réalisation du Zoo: jusqu’en 2020, la surface du zoo doublera à 28 hectares.
Il ne s’agit pas en première ligne de placer davantage d’animaux, mais de «donner beaucoup plus de place à un peu plus d’animaux», comme le dit Roger Graf, responsable du service d’information et d’éducation du Zoo.
swissinfo, Ariane Gigon Bormann, Zurich
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