Table ronde: Laurent Kurth va devoir jouer les équilibristes
Nommé fin avril par le Conseil fédéral à la tête de la Table ronde pour Crans-Montana, Laurent Kurth sait que sa marge entre réussite et échec sera mince. L'ancien conseiller d'Etat neuchâtelois espère néanmoins pouvoir trouver un accord dans les deux ans.
(Keystone-ATS) «Le but de cette Table ronde est d’essayer d’inciter l’ensemble des parties (victimes, proches, appelés à réparer le dommage) à trouver un accord extra-judiciaire afin d’éviter une longue procédure civile qui pourrait durer quinze ans», résume le Neuchâtelois.
«L’échec est une option, mais, pour l’heure, je suis plutôt confiant», avoue-t-il. «Je souhaiterais qu’en deux ans, on puisse aboutir à une convention ou qu’un résultat potentiel à brève échéance se dessine à ce moment-là.»
Cette Table ronde regroupera des représentants de l’Office fédéral des assurances sociales, de l’Office fédéral de la justice, du Canton du Valais, de la commune de Crans-Montana et divers avocats de victimes ou de prévenus. «Je n’ai pas encore eu contact avec ceux des époux Moretti», précise Laurent Kurth.