Le Valais veut renforcer l’attractivité de ses hautes écoles et réduire sa dépendance extérieure en matière de formation tertiaire. Pour y parvenir, le Conseil d’Etat a cherché à identifier les critères selon lesquels les jeunes restent ou non étudier dans le canton.

Le Service des hautes écoles (SHE) a lancé, il y quelques mois, une vaste enquête auprès des étudiants valaisans et ceux issus d’autres cantons et de l’étranger en formation dans le "Vieux-Pays". Le taux de réponses a été de 35% (2252 personnes). Les principales tendances ont été présentées à la presse mardi.

Des domaines attractifs

Il en résulte que le premier critère de choix est l’intérêt pour le domaine d’étude lui-même, suivi des perspectives professionnelles. "Offrir, en Valais, des domaines d’études attractifs correspondant aux attentes du marché du travail est donc essentiel", indique le rapport.

D’autres aspects entrent également en compte comme la langue, la proximité du lieu de formation (le 45% des Valaisans pendulent) et la qualité de vie dans son ensemble. Les Valaisans choisissant de quitter leur canton, le font contraints, parce que leurs études le leur imposent.

Idem pour les Confédérés désireux de poursuivre leur cycle de formation en Valais, dont l’un des principaux atouts est le bilinguisme.

Ouvertures universitaires

Le Valais compte plusieurs hautes écoles. Notamment dans les domaines de la santé, du social, de l’enseignement pédagogique ou artistique, des biotechnologies ou encore de l’énergie et de l’environnement. En outre, la formation en tourisme distillée à Bramois fait partie intégrante du programme de l’Université de Lausanne.

Les cours sur les droits de l’enfant sont intégrés au plan de formation de l’Université de Genève. "Nous réfléchissons à créer deux à quatre filières dans des domaines spécifiques proches d’instituts de recherche situé en Valais", lâche Christophe Darbellay, le conseiller d’Etat en charge de l’économie et de la formation, en songeant à la création d’une Université à la valaisanne.

"Le Valais doit développer cette offre de formations universitaires et ses filières d’écoles supérieures, afin de diminuer l’exode des étudiants valaisans se formant hors canton et d’attirer des alter ego d’autres cantons ou pays", résume le rapport.

"Le développement de l’offre, l’amélioration des infrastructures de formation et la garantie du soutien des collectivités locales aux institutions de formation et de recherche doivent être les trois axes de renforcement du domaine des hautes écoles en Valais."

Vers un meilleur équilibre

"Depuis 2013, on constate un certain retour de diplômés universitaires en Valais", souligne Christophe Darbellay, même si encore aujourd’hui un tiers ne revient pas au bercail (contre 41% en 2013). En outre, le fait d’attirer des Confédérés dans les HES permet de réduire le différentiel entre les étudiants quittant le canton et ceux le rejoignant.

Actuellement, 5488 Valaisans étudient hors canton, alors que 881 Confédérés et étrangers ont choisi le Valais. Cet écart devrait encore se réduire avec l’ouverture de la haute école d’ingénierie à Sion en 2020 et avec les nouvelles places créées au sein de la haute école de travail social à Sierre.

Dans le domaine des arts visuels (enseignés à Sierre) et de la musique (à Sion), des discussions sont en cours entre le canton et les villes concernées, afin de développer l’offre. Un campus est en cours de construction pour la Haute école spécialisée à distance à Brigue. Un campus santé est prévu à Sion pour 2023.

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