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Menace d'une intervention militaire après deux morts à Bangkok

Ce contenu a été publié le 15 mai 2014 - 17:30
(Keystone-ATS)

L'armée thaïlandaise a menacé jeudi d'intervenir dans la crise, après la mort d'un manifestant et d'un garde dans une attaque à la grenade en plein Bangkok. Face à ce climat de tension, la commission électorale demande le report des législatives.

"Si les violences continuent, les militaires devront peut-être sortir (...) pour restaurer la paix et l'ordre", a indiqué le puissant chef de l'armée de terre Prayuth Chan-O-Cha dans un rare communiqué officiel en six mois de crise.

Il a précisé que ses troupes "pourraient avoir besoin de recourir à la force pour résoudre la situation", quelques heures après un appel de la commission électorale à reporter les législatives du 20 juillet.

Après des semaines d'accalmie, les violences meurtrières de jeudi surviennent alors que l'opposition se targue d'être dans sa dernière ligne droite contre le gouvernement intérimaire, avec la récente destitution de la Première ministre Yingluck Shinawatra.

Risque de guerre civile

Les Chemises rouges, puissant mouvement rassemblant les partisans du gouvernement, nombreux parmi la population rurale du nord et du nord-est du pays, ont mis en garde l'opposition contre un risque de guerre civile si elle s'obstinait à vouloir faire tomber ce qui reste du cabinet.

Et l'appel jeudi de la commission électorale au report des élections ne fait qu'envenimer la situation. Le secrétaire général de la commission, Puchong Nutrawong, a lancé cet appel après l'entrée par la force de manifestants dans le bâtiment où se tenait une réunion entre la commission et le gouvernement concernant l'organisation du scrutin.

Il a évoqué de possibles élections, au mieux début août, invoquant le fait que "les élections ne peuvent pas avoir lieu si les manifestants ne sont pas d'accord". Or, les manifestants d'opposition, qui campent devant le siège du gouvernement, réclament la nomination d'un Premier ministre "neutre" et repoussent sine die la tenue d'élections, suscitant des inquiétudes quant à leurs aspirations démocratiques.

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