Un lâcher d’eau pour préserver la Sarine au barrage de Rossens (FR)
Groupe E ouvrira les vannes du barrage de Rossens (FR) le 24 septembre pour un lâcher d’eau dans la Sarine. L’objectif de l'opération consiste à redonner à la rivière un fonctionnement proche de son état naturel, en remettant en mouvement les graviers et sédiments.
(Keystone-ATS) Le lâcher commencera à 02h00 avec l’ouverture progressive des deux vannes de fond, a indiqué jeudi le groupe établi à Granges-Paccot. La montée des eaux atteindra son maximum vers 08h00, puis le débit sera réduit par paliers dès 10h00 pour revenir à la normale aux alentours de 21h00, précise le communiqué.
Le débit maximum atteindra 220 mètres cubes par seconde, soit près de 88 fois plus que le débit habituel en hiver (2,5 m3/s). En Basse-Ville de Fribourg, les vannes du barrage de la Maigrauge seront ouvertes pour laisser passer le surplus d’eau qui ne pourra pas être turbiné par la centrale hydroélectrique de l’Oelberg.
5e fois depuis 2020
Pour des raisons de sécurité, le chemin de randonnée de la Maigrauge sera fermé et il est demandé à la population de ne pas s’approcher du cours d’eau pendant toute la durée de l’opération. La sécurité contre les inondations est assurée. A Schiffenen, le passage de l’eau ne nécessitera pas d’ouverture de vannes.
Le lâcher d’eau en aval du barrage de Rossens sera le cinquième réalisé depuis 2020. Il permet de déplacer les graviers et sédiments afin de redynamiser la rivière et son écosystème et offrir de nouveaux espaces de vie indispensables à la faune et à la flore, principalement en contenant le développement des algues.
L’opération représente plus de 6,4 millions de mètres cubes. L’électricité qui ne peut alors pas être produite est compensée financièrement par la Confédération, et non par Groupe E, ni par ses clients. Ces derniers n’en souffriront donc pas sur leur facture.
Groupe E, qui sort d’une importante restructuration, est le fruit de la fusion en 2005 des Entreprises électriques fribourgeoises (EEF) avec Electricité neuchâteloise (ENSA). L’Etat de Fribourg contrôle à plus de 80% l’entreprise qui emploie 2250 personnes.