Une population «protégée de la violence des armes» selon Sommaruga
(Keystone-ATS) Malgré le refus de l’initiative sur la protection face à la violence des armes, Simonetta Sommaruga veut continuer à améliorer la protection de la population. Elle soumettra sans doute fin avril au Conseil fédéral de nouvelles propositions en ce sens.
«L’initiative n’a pas trouvé de majorité dans les urnes, mais la population reste protégée de la violence des armes», a déclaré la ministre de justice et police. Depuis le dépôt de l’initiative, la Suisse a serré la vis, selon Mme Sommaruga. Le nombre d’armes conservées à l’issue des obligations militaires est tombé de 32’000 en 2004 à 3100 en 2010, a-t-elle relevé.
Pour les opposants à l’initiative, l’électorat a exprimé son soutien à l’armée et juge la loi en vigueur assez sévère. Les partisans estiment au contraire que, malgré son rejet par le peuple, le texte a déjà porté ses fruits vu les mesures prises ces dernières années.
Le Parti socialiste dénonce de son côté un débat émotionnel autour des valeurs suisses et de l’armée mené par les opposants à l’initiative sur les armes. Pour son vice-président Stéphane Rossini, le camp du «non» a nié le phénomène des suicides et de la violence par les armes.
De son côté, le président du PDC suisse Christophe Darbellay se dit soulagé par le «rejet clair» du peuple suisse. Le PDC se dit satisfait de la «maturité du peuple suisse». Celui-ci «ne s’est pas laissé berner par les arguments émotionnels de la gauche», a déclaré M. Darbellay. Il constate encore qu'»une fois de plus, les sondages SSR étaient à côté de la plaque».
En rejetant l’initiative, le peuple suisse s’est prononcé pour la responsabilité individuelle et contre la bureaucratie de l’Etat, estime Fulvio Pelli. Pour le président du PLR, le vote démontre «que les Suissesses et Suisses se sentent libres.
Une reconnaissance de l’armée de milice et de la tradition du tir en Suisse: c’est ainsi qu’interprète le président de l’UDC le net rejet. «On est déjà allé très loin» sous la pression de l’initiative regrette Toni Brunner. Pour le conseiller national, le rejet de l’initiative est un non à ceux qui voulaient supprimer l’armée de milice et la tradition du tir.
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