ABB a versé des pots-de-vin en Afrique
Après l'affaire de l'amiante, ABB doit faire face à de nouvelles difficultés. Une enquête interne révèle que des employés de sa division pétrochimique ont versé des dessous-de-table en Afrique de l'Ouest.
La vente de cette division (OGP) pourrait en souffrir.
Pour obtenir de nouvelles commandes, des employés indélicats du groupe helvetico-suédois ont versé des pots-de-vin aux autorités locales d’un pays d’Afrique de l’Ouest.
Le rapport annuel du groupe ABB adressé à l’autorité américaine de surveillance de la bourse (SEC) fait état d’un montant de 1,47 million de francs.
Le groupe affirme avoir informé le département américain de la justice et le SEC de son propre gré, en leur offrant son entière collaboration.
Sanctions internes
Si les deux autorités concluent que des infractions aux lois ont été commises, il pourrait en résulter pour ABB des sanctions d´ordre juridique et pénal, ainsi que des amendes.
A ce jour, aucune des deux autorités précitées n´a cependant mentionné le terme de sanction, précise le groupe basé à Zurich.
Sur le plan interne, ABB a pris les mesure qui s’imposaient. La direction de la société impliquée dans cette affaire a été remplacée.
Et des sanctions (licenciements, perte de compensation ou de titres) ont été décrétées contre les personnes impliquées.
Cession compromise
Cette affaire de pots-de-vin tombe mal. Et met en péril les efforts de restructuration déployés par ABB suite au règlement de l’affaire de l’amiante aux Etats-Unis.
Elle pourrait notamment compromettre la vente de la division pétrochimique (OGP), dans le cas ou les autorités américaines décideraient d´intenter des démarches juridiques ou pénales contre ABB, écrit l´Union Bancaire Privée (UBP) dans une étude publiée mercredi.
Le prix de vente de la division est évalué à 1,4 milliard de dollars. Et les investisseurs n´ont, semble-t-il, pas apprécié l´information, du moins si l’on en croît les mouvements observés mercredi à la bourse suisse.
swissinfo et les agences
– Une enquête interne démontre que des dirigeants d’une filiale d’ABB ont versé des dessous-de-table pour obtenir de nouvelles commandes en Afrique de l’Ouest.
– Les sommes en jeu dépassent le million de francs et pourraient mettre en péril la restructuration du groupe.
– La division pétrochimique (OGP) mise en cause doit justement faire prochainement l’objet d’une cession.
– Après l’affaire de l’amiante, qui a failli entraîner la disparition du groupe helvetico-suédois, de nouvelles difficultés se profilent.
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