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Un richissime vaudois sauve le FC Servette

Le Vaudois Didier Piguet et sa société internationale de gestion de fortune Golden Lion effectuent une entrée en force dans le capital de la société anonyme du FC Servette. Dirigée, depuis 1997, par la chaîne audiovisuelle française Canal Plus.

Dorénavant, les deux groupes financiers se partagent le pouvoir à hauteur de 48,5 pour cent chacun. Le président du club genevois sera nommé par Canal Plus. Pour l’heure, Christian Hervé demeure à la barre. Et Patrick Trotignon conserve son mandat de manager général.

Le Groupe Golden est composé d’une dizaine d’investisseurs réunis autour de Didier Piguet. Il amène un capital de 14,9 millions de francs suisses destiné exclusivement à la réalisation de transferts. Il a également réuni des sponsors qui assureront le budget de fonctionnement du club pour les deux prochaines années: une douzaine de millions de francs par saison.

En outre, un plan de financement remboursera le découvert de l’Association du Servette. Une dette, rappelons-le, contractée avant l’arrivée de Canal Plus et dont les Parisiens ne voulaient entendre parler. De même, les actions détenues par l’ancien président servettien Paul-Annick Weiler – 1,8 millions – sont aussi reprises par le Groupe Golden.

Le club genevois va donc enfin pouvoir assainir ses finances. Un virage d’autant plus méritoire qu’avant de parvenir à cet accord, Christian Hervé de Canal Plus et Didier Piguet du Groupe Golden ont longtemps entretenu des querelles personnelles.

Première conséquence de ce pacte: la plus que probable arrivée, en juin, de l’entraîneur d’Yverdon-Sports Lucien Favre à la tête de la première équipe grenat. La deuxième retombée: Lucien Favre, l’ancien no 10 servettien des années 81-90, amènera avec lui le défenseur international yverdonnois Christophe Jaquet.

Il est à noter que Didier Piguet et Lucien Favre proviennent tous deux du Gros de Vaud. Le premier de Bottens. Le second de St-Barthélemy. Et le jeune golden boy de 36 ans d’étayer son choix: «si Lulu Favre a réussi avec Yverdon sur le plan suisse (Tour final), il hissera Servette au niveau européen!»

Mais aujourd’hui, cette refonte de la direction du Servette coïncide avec la disparition de la perspective d’une participation du club à une coupe européenne, la saison prochaine. Après la défaite genevoise de ce week-end devant le Grasshopper de Zurich.

En tant que champion vraisemblablement déchu de son titre national, Servette sera contraint de reconstruire sur de nouvelles bases. C’est peut-être l’unique façon de pouvoir refaire de ce club – ambitieux mais fragile – un grand de Suisse, voire d’Europe. A l’image de son quadruplé de 1979, avec les «Andrey, Barberis et autre Schnyder».

Emmanuel Manzi

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