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Zenith n'a pas pu faire aussi bien que Tag Heuer et Hublot l'an dernier, a expliqué Jean-Claude Biver à l'occasion de Baselworld.

KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS

(sda-ats)

Les ventes de Zenith ont suivi la tendance baissière du marché suisse de l'horlogerie l'an dernier, a indiqué le directeur général ad interim de la marque locloise Jean-Claude Biver, sans dévoiler de chiffres. Il se montre toutefois optimiste pour l'année en cours.

La manufacture locloise n'a pas pu faire aussi bien que Tag Heuer et Hublot, qui ont réalisé le meilleur exercice de leur histoire, a confié Jean-Claude Biver à l'ats, en marge du salon Baselworld. Contrairement aux deux autres marques helvétiques du groupe de luxe français LVMH, Zenith est en effet très dépendante de la Chine.

Ce pays représentait jusqu'à récemment 40% à 60% des ventes. L'an dernier, la marque a enregistré une baisse de 20 à 30% de ses recettes sur ce marché.

Globalement, Zenith a écoulé un peu plus de 20'000 pièces l'an dernier, "ce qui est trop peu", concède le responsable du pôle horloger du groupe LVMH. La marque compte notamment sur sa nouvelle collection et un nouveau mouvement, mais aussi sur ses campagnes marketing, pour redynamiser les ventes.

Concrètement, Zenith propose ainsi une nouvelle forme de boîte dans la collection Defy et un nouveau mouvement, "El Primero 21", lancé à l'occasion de Baselworld. Les produits et la collection ont par ailleurs été simplifiés, relève le directeur général.

Pas de licenciements

Le ralentissement de l'industrie horlogère n'a pas pas entraîné de licenciements au sein de la marque, assure le dirigeant. "Nous sommes devenus plus prudents au moment des embauches, mais nous ne les avons pas gelées définitivement".

Pour l'année en cours, les prévisions sont beaucoup plus optimistes et "tout porte à croire que l'on va y arriver", relève M. Biver. "Notre nouvelle collection et notre nouvelle politique semblent avoir été très bien reçues, selon les premiers échos".

Par ailleurs, les conditions politiques et macroéconomiques semblent s'améliorer, se réjouit le Luxembourgeois d'origine. Selon lui, le marché chinois connaît déjà une reprise et les prix du pétrole - repassés au-dessus des 50 dollars le baril - ne devraient plus handicaper la Russie et le Moyen-Orient.

En outre, l'incertitude politique en Europe devrait s'atténuer et l'euro se renforcer, pronostique le patron de Zenith. "Il y a partout des petits signaux qui laissent penser que la conjoncture politique, économique et financière va s'améliorer".

Vite passer la main

Concernant son futur à la tête de la marque horlogère locloise, Jean-Claude Biver indique vouloir rester "le moins longtemps possible". Ce dernier avait remplacé ad interim Aldo Magada en début d'année à la direction de Zenith.

"Diriger trois marques avec les mains dans la pâte est impossible et Tag Heuer me prend beaucoup de temps", explique le dirigeant. Zenith ne pâtit toutefois pas de cette situation, assure-t-il.

Une task-force, basée sur le principe de la synergie des compétences, a en effet été mise sur pied, avec le recrutement d'une série de talents au sein des trois marques suisses de LVMH. Organisés en différents comités sectoriels, ils apportent support, conseil et innovation à Zenith, permettant par là même de nombreuses synergies.

La filiale du groupe LVMH, fondée voici 150 ans, vend des montres dont le prix moyen tourne autour de 8000 francs. La marque est surtout connue pour un de ses calibres, le chronographe automatique El Primero, sorti pour la première fois en 1969.

ATS

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