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Des chercheurs de l'EPFL ont développé un dispositif microfluidique, un outil de diagnostic portable et utilisable hors hôpital. Testé sur Ebola, il pourrait détecter un grand nombre d'autres maladies et répondre à une demande croissante.

Les systèmes microfluidiques représentent un outil au potentiel extraordinaire pour poser des diagnostics. Constituées de minuscules canaux de la taille d'un cheveu, ces plaques en caoutchouc de silicone permettent d'analyser de très petites quantités de liquide, et de détecter rapidement différents marqueurs dans un échantillon de sang.

A l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), un nouvel outil microfluidique vient de sortir du Laboratoire de caractérisation du réseau biologique (LBNC), dirigé par Sebastian Maerkl. Ce nouveau dispositif portable, relié à une batterie et fonctionnant avec des microscopes bon marché, offre une précision et une capacité de détection très importantes, selon le communiqué publié lundi par la haute école.

Diagnostic précoce

La plate-forme - qui fait l'objet d'un brevet et d'une publication dans ACSnano - permet par exemple de repérer simultanément seize types de molécules ou "biomarqueurs" dans une infime quantité de sang (moins de 0,005 ml). Les biomarqueurs sont habituellement des enzymes, protéines, hormones ou métabolites, dont la présence ou la concentration dans le sang donne des informations précises sur l'état de santé d'un patient.

Ce dispositif combine sur une même plate-forme des mécanismes de détection analogique et numérique, alors que les systèmes classiques ne proposent que l'une ou l'autre. En réunissant ces deux types d'analyses complémentaires, on obtient en très peu de temps une vision très claire de la composition d'une goutte de sang.

Le procédé permet d'établir des diagnostics précoces, mais aussi d'observer la progression d'une maladie donnée. Les premiers tests ont été effectués avec succès sur un échantillon contenant des anticorps anti-Ebola, qui trahissent la présence du virus chez un patient.

Dans les régions reculées

Il est également possible d'effectuer une analyse sanguine sur le dispositif, sans devoir "préparer" l'échantillon au préalable. "Pouvoir zapper l'étape de séparation des constituants du sang est intéressant pour les chercheurs", explique Francesco Piraino, le premier auteur de la publication. "La séparation du plasma requiert en effet de faire passer de grands volumes de sang dans des centrifugeuses, ce qui prend du temps."

La plate-forme ouvre la voie à un genre de tests nouveaux. De quoi répondre à la demande croissante pour de nouveaux outils de diagnostic hors hôpital. "Notre dispositif sera utile pour les équipes médicales évoluant dans des régions où les ressources sont limitées", commente le scientifique. "Il devrait permettre de repérer et suivre d'éventuelles épidémies."

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ATS