Afflux de requérants: la Confédération prend ses responsabilités
(Keystone-ATS) La Confédération prend ses responsabilités face à l’afflux de requérants d’asile d’Afrique du Nord, estime Simonetta Sommaruga. Attaquée par les cantons, la ministre de justice et police a insisté mercredi sur la nécessité de collaboration. En outre, le centre de Chiasso ne sera pas délocalisé.
«Je suis consciente du fait qu’une petite minorité de requérants d’asile tunisiens crée des problèmes dans des centres d’accueil et en dehors. La population et les autres demandeurs d’asile en souffrent», a déclaré la conseillère fédérale en marge d’une conférence de presse.
Les centres d’accueil fédéraux atteignent la limite de leurs capacité. La Confédération a trouvé de nouvelles places d’accueil qu’elle gérera elle-même dès ces prochaines semaines, mais il en faudra encore plus. Le processus est difficile car les installations envisagées sont toujours situées sur sol cantonal.
Selon la conseillère fédérale, cantons et Confédération doivent donc tirer à la même corde. Cela ne sert à rien de se renvoyer la faute. La socialiste répondait ainsi aux critiques exprimées par la présidente de la Conférence des directeurs cantonaux de justice et police Karin Keller-Sutter par voix de presse.
Selon la libérale-radicale, les cantons demandent depuis des mois que les cas de Dublin qui n’ont aucune chance d’asile en Suisse soient traités rapidement et ne soient plus attribués aux cantons.
Centre de Chiasso
Par ailleurs, le centre d’enregistrement et de procédure (CEP) de Chiasso (TI) ne peut pas être délocalisé à court terme. Simonetta Sommaruga a fait part de sa position aux autorités de la ville tessinoise dans une lettre mardi. La vice-présidente de la commune Roberta Pantani Tettamanti a confirmé l’information révélée par les médias tessinois mercredi.