Alliot-Marie annonce sa candidature à la présidentielle française
(Keystone-ATS) L’ancienne ministre Michèle Alliot-Marie, qui a refusé de participer à la primaire de la droite et du centre, a annoncé jeudi sa candidature à la présidentielle française de 2017. A gauche, Manuel Valls est crédité d’une large avance au premier tour de la primaire.
«Je suis candidate à la présidence de la République. Je propose une vision pour renouer avec un esprit de conquête pour la France et pour chacun des Français», a-t-elle déclaré au journal 20 Minutes, à paraître vendredi. Gaulliste revendiquée, la députée européenne veut promouvoir une «vision à long terme» pour le pays et un Etat stratège et protecteur des Français.
«Cette primaire (à droite) a été un succès quantitatif, mais je regrette que cela ait davantage porté sur des personnes que sur des projets pour changer la vie quotidienne des Français», explique-t-elle. «Le petit bout de la lorgnette, avec un chiffre par ci, un chiffre par là, ne fait pas une politique. Il faut une vision à long terme, un projet cohérent et à la hauteur des enjeux».
Regrettant les choix libéraux de François Fillon, vainqueur de la compétition à droite, Michèle Alliot-Marie assure «ne pas nuire» à sa famille politique avec sa candidature. «Je n’ai jamais nui à ma famille politique et je ne le ferai jamais. Je me présente pour apporter quelque chose au débat et pour mon pays».
La députée européenne assure avoir «environ la moitié des promesses des 500 parrainages requis» pour pouvoir se présenter à l’élection présidentielle, et ce sans avoir effectué la moindre démarche. Michèle Alliot-Marie doit continuer son tour de France dans les prochaines semaines avant de dévoiler son projet à partir de la fin janvier 2017.
Valls favori à gauche
A gauche, l’ex-premier ministre manuel Valls est crédité de 45% des intentions de vote parmi les inscrits sur les listes électorales qui déclarent qu’ils iront certainement voter à la primaire.
Il devance l’ancien ministre de l’Économie Arnaud Montebourg (28%) et l’ancien ministre de l’Éducation nationale Benoît Hamon (11%). Parmi les sympathisants socialistes, Manuel Valls rassemble 62% des intentions de vote, contre 25% pour Arnaud Montebourg et 8% pour Benoît Hamon.
Au second tour, l’avance de l’ex-premier ministre se réduit nettement. Manuel Valls y est crédité de 51% des suffrages face à Arnaud Montebourg (49%), qui bénéficie du report des intentions de vote des électeurs d’autres candidats.
Le sondage a été réalisé en ligne du 5 au 7 décembre auprès d’un échantillon représentatif de 6062 personnes, dont 541 inscrits sur les listes électorales se disant certains d’aller voter à la primaire de la gauche, suivant la méthode des quotas.