Asile politique pour la famille syrienne recueillie à Domodossola
(Keystone-ATS) La mère de famille syrienne, victime début juillet d’une fausse couche lors de son renvoi en Italie par les gardes-frontière suisses, a obtenu l’asile dans la Péninsule. Le statut de réfugié politique a également été accordé à son mari et à ses trois enfants en bas âge.
Les autorités communales de Domodossola (I), où la famille a été accueillie dans un premier temps, ont confirmé à l’ats l’information diffusée par un média local. Dès la semaine prochaine, la famille sera transférée dans une structure d’accueil de Lodi, près de Milan, a précisé Liliana Graziobelli, vice-maire de Domodossola.
Le sort de cette famille syrienne avait été rendu public début juillet. Le 4 juillet, un groupe de 36 réfugiés a été reconduit de Vallorbe (VD) à Domodossola (I) par quinze collaborateurs du Corps des gardes-frontière.
Graves accusations
La femme âgée de 22 ans, enceinte de sept mois, a été prise de saignements en traversant la Suisse. Une fois arrivée outre-Simplon, elle a été hospitalisée, mais l’enfant était déjà mort. Son mari, âgé de 36 ans, avait accusé les gardes-frontière d’avoir refusé toute aide médicale à son épouse, malgré des appels répétés.
Suite à l’incident, le Corps des gardes-frontière a ouvert une enquête interne. Les premiers résultats indiquent qu’une faute «ne peut pas être exclue», selon les douanes. Au vu de la gravité des reproches, le cas a été transmis à la justice militaire, où l’enquête se poursuit.
L’organisation «Augenauf» a en outre porté plainte auprès du Ministère public de la Confédération contre les gardes-frontière impliqués pour abus d’autorité, non-assistance à personne en danger et éventuellement homicide par négligence ou négligence grave.