Au moins 25 morts dans une série d’attaques en Irak
(Keystone-ATS) Au moins 25 personnes ont été tuées et des dizaines blessées mardi dans une nouvelle vague d’attaques en Irak. Le pays, en proie à une crise politique qui perdure, est secoué quasi-quotidiennement par des violences.
Six personnes ont péri dans l’explosion d’une voiture piégée près d’une base de l’armée dans la ville de Taji, à 25 kilomètres au nord de Bagdad, ont précisé un officier et une source médicale. Au moins 20 personnes ont été blessées.
A Mahmoudiyah, au sud de la capitale, au moins cinq personnes sont mortes et quatorze ont été blessées dans un attentat suicide à la voiture piégée. Et un troisième véhicule a explosé près d’un marché dans le quartier à majorité chiite de Choula, dans le nord de Bagdad, faisant cinq morts et douze blessés.
La marque d’Al-Qaïda
Les attentats n’ont pas été revendiqués, mais ils portent la marque des extrémistes sunnites, notamment Al-Qaïda, qui prennent régulièrement pour cible des responsables politiques, la communauté chiite et les forces de sécurité.
En outre, dans la province de Diyala (centre), un milicien anti-Al-Qaïda a été tué et six autres blessés dans des attaques à la bombe, selon des sources de sécurité, alors que quatre officiers des forces kurdes ont été tués dans l’explosion d’une bombe placée en bord de route à Touz Khourmatou (nord).
Institutions paralysées
Face à cette insécurité, les institutions politiques sont quasi-paralysées en raison de la crise politique dans le pays, où le Premier ministre chiite Nouri al-Maliki fait face à la colère de la minorité sunnite, des kurdes et des chiites, membres de son gouvernement, qui l’accusent d’accaparer le pouvoir.
Les sunnites ont commencé à manifester presque tous les jours après l’arrestation le 20 décembre de gardes du corps du ministre sunnite des Finances Rifaa al-Issawi. Ces protestations ont accru la pression sur M. Maliki, appelé même à partir.