Aucune grosse infrastructure suisse touchée par les hackeurs russes
(Keystone-ATS) Aucune infrastructure critique suisse ne serait concernée par le cyberespionnage lié à la Russie qui avait touché les réseaux électriques européens mercredi. Les experts de la Confédération étudient néanmoins l’ampleur du cas.
«Actuellement, des vérifications quant aux possibles victimes sont en cours», a indiqué vendredi à l’ats une analyste de la centrale d’enregistrement et d’analyse pour la sûreté de l’information (MELANI) de la Confédération . «A notre connaissance, aucune infrastructure critique n’a été concernée» en Suisse, ajoute-t-elle.
L’entreprise américaine de sécurité informatique Symantec avait révélé mercredi qu’un groupe de cyberespionnage lié à la Russie avait piraté des réseaux électriques en Europe, dont en Suisse, et aux Etats-Unis. Ce cas de piratage informatique faisait craindre des pannes provoquées à distance.
Depuis plusieurs années, le groupe de pirates informatiques Dragonfly 2.0 s’en prend à des cibles occidentales, utilisant la méthode du hameçonnage pour pénétrer dans leur système informatique et y ouvrir un accès clandestin. Mais depuis le début de l’année, il s’est «concentré» sur les systèmes énergétiques, contre lesquels il a multiplié les attaques, explique Symantec.
«Dragonfly 2.0 semble vouloir comprendre comment fonctionnent les installations énergétiques et prendre le contrôle de leurs systèmes opérationnels», précise l’entreprise américaine.