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Aujourd’hui en Suisse

Chers abonnés,

Alors que la levée des mesures de confinement est en vue dans de nombreux pays, la pandémie mondiale continue de faucher des vies. Et la course aux médicaments se poursuit à large échelle, marquée par diverses polémiques, la plus emblématique touchant la chloroquine.

Vous trouverez ici matière à réflexion sur ce médicament, sur l’industrie pharmaceutique et l’éternel retour de la fureur de vivre de la jeunesse.

Bonne lecture,

chloroquine
Copyright 2020 The Associated Press. All Rights Reserved.

Les hôpitaux suisses estiment ne pas avoir commis d’erreurs en prescrivant fréquemment la chloroquine pour soigner la Covid-19. Ils ont néanmoins révisé leur pratique, après la remise en cause des bienfaits de la molécule, relève ma consœur Katy Romy.

Depuis la publication d’une vaste étude dans la prestigieuse revue médicale «The Lancet» le 22 mai, le mythe s’est sérieusement fissuré: l’analyse – qui ne repose pas sur des essais cliniques – suggère que ni la chloroquine ni son dérivé l’hydroxychloroquine «ne bénéficient aux patients atteints par la Covid-19»; les molécules augmenteraient même le risque de décès et d’arythmie cardiaque.

Les hôpitaux suisses se sont-ils rués trop vite sur une molécule devenue la star de la crise sanitaire? «Nous avons toujours été prudents et critiques quant à son utilisation. Nous n’avions pas de certitude. C’était un pari. Aujourd’hui, je pourrais dire que nous l’avons trop utilisée, mais ce serait un peu trop facile», répond Oriol Manuel, médecin adjoint au service des maladies infectieuses au CHUV.

De son côté, le site Heidi.news fait état des nombreuses critiques à l’encontre de l’étude, tout en relevant que l’utilité de la chloroquine et ses dérivés était largement contestée avant sa publication. Avant de souligner: «Reste que seules les conclusions de grands essais cliniques randomisés permettront d’apporter un point final au débat.»

au Kenya
Copyright 2020 The Associated Press. All Rights Reserved.

La lutte pour l’accès sans entrave aux traitements de la Covid-19 met la Suisse dans une position délicate, raconte ma consœur Jessica Davis Plüss.

Les appels à soustraire les médicaments et les éventuels vaccins de la législation protégeant les brevets se sont multipliées ces dernières semaines. Même le très libéral président français Emmanuel Macron a déclaré qu’ils devaient «être placés en dehors des lois du marché».

Une perspective sans doute horrifiante pour Berne qui s’est impliquée, avec d’autres pays producteurs de médicaments, pour que la résolution sur la Covid-19 que vient d’adopter l’Assemblée générale de l’OMS ne remette pas au cause le cadre protecteur des brevets.

«La Suisse prend les droits de la propriété intellectuelle très au sérieux et ne va pas saper le régime aussi facilement», explique à swissinfo.ch Gaétan de Rassenfosse, de la Chaire de politiques d’innovation et de propriété intellectuelle de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL).

Ein blauer Helm und ein blaues Gilet auf einer silbernen Kiste vor einer blauen Wand.
Keystone / Urs Flueeler

En 1990, la Suisse envoyait pour la première fois des observateurs militaires pour une mission de paix des Nations unies. Nous vous proposons une rétrospective de ces engagements.

Dans un pays très attaché à sa neutralité, de telles missions ont suscité de vifs débats et même une votation populaire. Les esprits se sont divisés sur la question de savoir si ces contingents suisses pouvaient ou non être armés. NON fut la réponse des citoyens suisse en 1994 à une proposition de loi ouvrant une telle possibilité pour les Casques Bleus helvétiques.

Aujourd’hui, les membres de l’armée suisse servent donc l’ONU en tant que bérets bleus opérant sans arme. Le pays des citoyens soldats est devenu prudent, loin de l’époque du service mercenaire pour lequel s’engagèrent de nombreux Suisses réputés pour leur férocité au combat. 


jeune dans un parc
Keystone / Laurent Gillieron

Il y a 40 ans, une révolte de la jeunesse éclata à Zurich. L’historien David Eugster s’est entretenu pour swissinfo.ch avec l’urbaniste et sociologue Christian Schmid pour savoir comment ce soulèvement avait changer la capitale économique de la Suisse.

En 1980, les jeunes ont tout simplement pris possession des lieux, comme dans d’autres villes suisses qui furent également secouées par des manifestations de jeunes en quête de centres autonomes pour exprimer leur soif de liberté. Ce qui permit de décorseter une vie urbaine, jusque-là bardée de règlements en tous genres.     

Mais à partir des années 1990, cette ouverture de la ville a commencé à s’inverser. «Ce fut le début d’une vague de ‘nettoyage social’, relève Christian Schmidt. Désormais, les jeunes sont de nouveau perçus comme dérangeants dans les parcs ou dans les rues, car les gens veulent pouvoir dormir avec la fenêtre ouverte.»  Une perception qui s’est fortement exprimée à l’occasion des mesures de confinement instaurées en Suisse.

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