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Palais des Nation Genève

Aujourd’hui en Suisse

Bonjour à vous, lecteurs de Suisse et du monde,

Le constat est formel: la paix est plus durable quand ce sont les femmes qui la font. Leur rôle dans la diplomatie est encore trop modeste, pourtant, une résolution des Nations Unies oblige à les inclure dans les processus.

Vous êtes Suisse de l’étranger et vous votez au pays? Saviez-vous que vous devez pratiquement ce droit, en vigueur depuis 1992, à un seul homme, Georg Stucki, qui nous a quittés récemment? Et il a fait encore bien d’autres choses pour la 5e Suisse. swissinfo lui rend hommage.

Et puisqu’on parle de votations, vous trouverez également aujourd’hui les témoignages de deux personnes qui vont à contre-courant des tendances indiquées par les sondages pour les votations du 27 septembre.

Bonne lecture,

Palais des Nation Genève
© Keystone / Salvatore Di Nolfi

Selon une étude de 2015, la probabilité qu’une paix dure au moins 15 ans augmente de 35% si les femmes participent au processus. Une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies vieille de 20 ans exige qu’elles soient impliquées dans la prévention des conflits, les processus de paix et la politique de sécurité. Qu’en est-il dans les faits?


«Une politique étrangère féministe veille à ce que tout le monde puisse mener une vie digne», affirme Leandra Bias, de la fondation suisse pour la paix Swisspeace.

Féministe? Nous avons confronté deux élues, de droite conservatrice et de gauche sociale-démocrate, à ce terme et à la réalité du terrain. Au-delà de leurs divergences sur les mots et de leurs positions politiques, le constat est le même: les femmes doivent être plus présentes dans la diplomatie. Elles agissent généralement de manière plus humaine et réfléchissent davantage à l’avenir et aux conséquences.

  • L’article de ma collègue Sibilla Bondolfi
  • Point fort – Le rôle de médiateur de la diplomatie suisse
Famille
Keystone

Les sondages prédisent une victoire du congé paternité dans les urnes le 27 septembre. Mais les opposants ne baissent pas les bras. À l’image de Yasmine Bourgeois, élue PLR (droite libérale) en ville de Zurich et mère de trois enfants.


Le sujet sème la zizanie dans les rangs de la droite. Au PLR, la majorité des femmes sont favorables au congé paternité mais, lors de son assemblée, le parti a décidé à une voix près de recommander au peuple de voter non.

Yasmine Bourgeois ne voit pas dans le congé paternité un indicateur d’égalité entre femmes et hommes. Pour elle, au contraire, il consolide l’image traditionnelle de la famille. Elle pense également aux PME, convaincue qu’elles seraient les grandes perdantes dans cette affaire.

  • L’article de mon collègue Giannis Mavris
  • Point fort – Le congé paternité
Brusio
© Keystone / Peter Klaunzer

À contre-courant des sondages également, un entrepreneur grison se dit opposé à la libre circulation. Il est établi à Brusio, à la frontière entre les Grisons et l’Italie. Et l’initiative de l’UDC a de bonnes chances de séduire une majorité de Suisses italophones.


Comme le Tessin, les régions grisonnes limitrophes de l’Italie accueillent leur lot de travailleurs frontaliers. Dario Cao, installateur de panneaux solaires, emploie pourtant de nombreux frontaliers et affirme n’avoir aucun problème avec eux. Le problème est ailleurs.

Membre de l’UDC et soutien fervent des positions de son parti, il a fait l’expérience du marché italien. Son constat: si la Suisse laisse facilement les entreprises étrangères travailler sur son territoire, la réciproque n’est absolument pas vraie.

  • L’article de mon collègue Andrea Tognina
  • Point fort – Que demande l’initiative pour une immigration modérée?
Georg Stucky
Keystone / Edi Engeler

Il était le père du droit de vote des Suisses de l’étranger. Georg Stucky n’est plus. À la fin des années 80, alors qu’il siégeait au Conseil national, c’est lui qui a débloqué un dossier qui traînait depuis des décennies.


Ses années à la tête de l’Organisation des Suisses de l’étranger ont été particulièrement fastes pour les expatriés. Droit à la sécurité sociale, soutien aux écoles suisses à l’étranger et à swissinfo, adhésion de la Suisse à l’ONU, accords bilatéraux avec l’UE: sur tous ces dossiers, Georg Stucky était très présent.

Alpiniste chef d’orchestre, il avait toutes les qualités d’un stratège et d’un leader. Il connaissait son but, planifiait sa route, observait la météo, assurait sa cordée et avançait prudemment pas à pas. Il avait aussi l’autorité naturelle et le tact de l’inspirateur, du coordinateur qui connaît sa partition et ses musiciens, qui a l’oreille attentive aux fausses notes et qui sait équilibrer les registres.

  • L’hommage de Rudolf Wyder, ancien directeur de l’Organisation des Suisses de l’étranger
  • Point fort – Zoom sur les préoccupations des Suisses de l’étranger
  • Point fort – Les Suisses de l’étranger, des citoyens de seconde zone?

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