Colombie: le CICR veut fournir une aide humanitaire à long terme
(Keystone-ATS) Le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Peter Maurer, a achevé jeudi une visite de quatre jours en Colombie, théâtre de la plus vaste opération humanitaire du CICR sur le continent américain. Il s’est dit déterminé à fournir cette assistance «aussi longtemps que nécessaire».
Durant sa visite, M. Maurer s’est notamment entretenu avec le président colombien Juan Manuel Santos, le vice-président Angelino Garzon, avec aussi les ministres des Affaires étrangères, de la Défense et de la Justice, ainsi qu’avec le haut-commissaire pour la paix, a indiqué le CICR dans un communiqué.
Le chef du CICR s’est en outre rendu dans des régions retirées du département de Putumayo, afin de constater l’impact que la violence armée continue d’avoir sur la population locale. Il a eu plusieurs conversations avec des membres de collectivités installées sur les rives du fleuve Piñuña Negro.
Maurer «alarmé»
«J’ai été alarmé de voir que, en dehors des agglomérations prospères, il existe une autre Colombie où les gens n’ont pas accès aux biens de première nécessité ou aux services de base tels que l’eau potable, les soins de santé et l’éducation», a déploré M. Maurer.
«Sans compter le manque de perspectives économiques auquel ils font face. J’ai aussi été profondément touché par les histoires de familles déplacées qui endurent les conséquences d’années de violence dans cette région isolée du pays», a ajouté le chef du CICR. «Je me rends compte que les locaux se retrouvent souvent pris en étau entre l’armée et les différents groupes armés», a-t-il dit.
Assistance «plus efficace et plus exhaustive»
Dans ce contexte, Le CICR continuera d’adapter son action en «prenant toujours étroitement en compte les nouveaux défis et les nouvelles réalités qui se font jour en Colombie», selon l’organisation.
Celle-ci reste en outre disposée à soutenir les efforts locaux et à contribuer à renforcer la mise en oeuvre des lois existantes en matière d’assistance aux victimes du conflit et de la violence armée, de manière à la rendre «plus efficace et plus exhaustive».