Bächli et Gygi à la 53e Biennale de Venise
«Construire des mondes»: c'est le défi relevé par 90 artistes dès ce dimanche à Venise. Cette 53e édition de la Biennale bat tous les records avec la participation, en parallèle à la Mostra thématique, de 77 pays qui exposent des artistes nationaux.
Oeuvres avant-gardistes, loufoques ou très sérieuses transforment la cité en capitale de l’art contemporain jusqu’à fin novembre. Les pays exposants ont souvent choisi le registre dérangeant, avec des oeuvres souvent macabres, allant du couloir de la mort au sang des soldats russes en Tchétchénie.
Comme «Le Rouge et le Noir»: point de littérature mais du sang et du pétrole, version Andreï Molodkin, qui expose au pavillon russe deux petites statues reproduisant La Victoire de Samothrace.
La Suisse est absente de la Mostra thématique. Mais la Bâloise Sylvia Bächli occupe les salles du Pavillon suisse dans les Giardini, avec une installation faite de ses dessins forts et épurés.
De son côté, Fabrice Gygi occupe l’église San Stae avec «Economat», installation d’armoires métalliques vides mais cadenassées entourant le tombeau central. «Mon économat n’est ni un dépôt ni un magasin, mais un endroit de gestion», a expliqué l’artiste genevois au Temps.
Fabrice Gygi a dû modifier son projet sous la pression du clergé et des Monuments et Sites de Venise, comme déjà il y a quatre ans la Saint-Galloise Pipilotto Rist. La Suisse pourrait renoncer à louer l’église pour les prochaines éditions de la Biennale.
swissinfo.ch et les agences
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