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Cinéma: délégation suisse à Saarbruck

La 21ème édition du Festival de Saarbruck, en Allemagne, a commencé mardi soir et se poursuit jusqu'à dimanche. Le cinéma suisse alémanique y est représenté par quatre films.

La 21ème édition du Festival de Saarbruck, en Allemagne, a commencé mardi soir et se poursuit jusqu’à dimanche. Le cinéma suisse alémanique y est représenté par quatre films.

C’est «Beresina ou les derniers jours de la Suisse» (photo) de Daniel Schmid qui a lancé mardi le 21ème Festival de Saarbruck, qui propose chaque année un panorama de la production des jeunes cinéastes germanophones. «Beresina», un film qui relève autant du pamphlet politique que de la farce, un film où l’on rit beaucoup, ce qui n’arrive pas tous les jours dans le cinéma suisse. «Beresina», ou quand Daniel Schmid nous raconte l’histoire d’Irina, une call-girl russe, qui se fait manipuler dans tous les sens du terme par différents gros bonnets de la capitale, une sorte de collectif militaro-médiatico-politique dont les seuls points communs sont le ridicule de leurs fantasmes et un goût immodéré pour la magouille. Mais la candeur d’Irina aura raison des manoeuvres diverses et mènera, à la plus grande surprise de la belle et du public, à un coup d’Etat aussi joyeux que meurtrier. A l’heure actuelle, ce sont environ 120 000 citoyens helvétiques qui sont déjà allés découvrir l’histoire de ce putsch improbable.

A Saarbruck, dix-sept productions concourent pour le Prix Max-Ophüls. Et trois proviennent de Suisse: «Exklusiv», «Der Onkel vom Meer» et «Grosse Gefühle».

Dans «Exklusiv», de Florian Froschmayer, un journaliste et un photographe assistent à un meurtre, puis se trouvent soumis aux pressions du meurtrier, qui menace de commettre d’autres crimes si l’on ne continue pas de lui accorder la une du journal. Un film qui pose notamment la question de la limite entre information et voyeurisme.

Avec «Der Onkel Vom Meer», la réalisatrice Marie-Louise Bless nous replonge au début des années 60, avec l’histoire de deux enfants qui partent en voyage pour rejoindre leur oncle, sur son bateau. L’occasion pour elle d’évoquer également ce qu’ils quittent: leur environnement familial et leur quartier, résolument ouvrier. Opposition entre l’ici et l’ailleurs, réflexion socio-identitaire, le film de Marie-Louise Bless véhicule plusieurs des problématiques que le cinéma suisse décline avec une constance quasi obsessionnelle.

Enfin, dans «Grosse Gefühle», Christoph Schertenleib nous offre une réflexion sur les rapports amoureux, et cela à partir de l’histoire d’un couple constitué de Linus, adepte de la monogamie, et de Christa, qui lui préfère le pluriel. C’est ce film qui, le 19 janvier dernier à Soleure, a valu au comédien Stefan Suske le «Prix du cinéma suisse» en tant que meilleur interprète.

Les cinéastes suisses allemands sauront-ils convaincre le jury de Saarbruck? Le Prix Max-Ophüls, doté de 60000 marks, soit 48 000 FS, sera décerné dimanche.

Bernard Léchot

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