Entre tradition et modernité
Organisée tous les six ans depuis 1832, la Fête fédérale de gymnastique a débuté jeudi dans le Baselbiet. Sur fond de sport et de patriotisme.
Il y a un mois le spectacle d’ouverture d’Expo.02, imaginé par François Rochaix, a donné vie aux quatre arteplages de la région lémanique. Depuis lors, la manifestation interpelle les Suisses sur leur identité, titille leur fibre patriotique et les incitent à retrouver les fondements d’une cohésion nationale mise à mal.
Jeudi, plus sobres et plus discrètes, des chorégraphies et des productions gymniques élaborées par Jakob Schönenberger ainsi que des chants et de la musique folklorique choisis par Florian Schneider ont illuminé l’arène du Bad Bubendorf.
Elles marquaienz le début de la 73ème Fête fédérale de gymnastique. Durant dix jours, les différents sites du Baselbiet – autrement dit le canton de Bâle-campagne – vont vivre au rythme des ballons, des pirouettes et des agrès. Et pas question ici de se torturer l’esprit avec des questions identitaires.
70 000 gymnastes
Enracinée dans une culture populaire typiquement helvétique, la Fête fédérale de gymnastique transcende les générations, les barrières linguistiques et cantonales.
Six années de préparation, plus de 20 millions de francs de budget, des infrastructures énormes réparties sur sept sites différents en font la seconde plus grande manifestation organisée cette année en Suisse.
70 000 gymnastes, de tous les âges venus de la Suisse entière, vont s’y affronter dans le cadre de 18 concours et répartis en 169 catégories. Sous l’œil averti de plus de 3000 juges et arbitres. Le tout dans une ambiance festive et bon enfant qui se prolongera au-delà des compétitions.
L’élite du pays côtoiera d’ailleurs des milliers de sportifs de masse. Tous se rappelant que l’origine de la fête trouve ses fondements dans les réunions et les concours de berger sous l’Ancien Régime et dans les fêtes d’Unspunnen.
La plus pure tradition
Comme la Fête fédérale de lutte, la Fête fédérale de chant et la Fête fédérale de tir, la Fête fédérale de gymnastique porte son lot de tradition. Même si le temps de la «gym à grand-papa», pratiquée au son de la musique militaire est révolu.
Les quatre F de la devise de la Fédération suisse de gymnastique (FSG) – fier, franc, fort et fidèle – restent. Complétés par les idées de fitness, fun et fantaisie.
Dans le Baselbiet, l’Harmonie des mouvements exécutés sur des musiques modernes effacera les souvenirs du pas cadencé. Mais l’activité physique rassembleuse et la création de liens d’amitiés par la pratique du sport demeureront. Dans la plus pure tradition.
swissinfo/Mathias Froidevaux
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