Expo.02 repêche un trente-huitième projet
Le programme d'Expo.02 s'étoffe d'un projet supplémentaire, le 38e. Après y avoir renoncé faute de sponsor, les organisateurs ont finalement trouvé un partenaire pour financer «Le Jardin de la violence». Il s'agit, en l'occurrence, de la fondation Avina de Stephan Schmidheiny.
Organisé avec le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et la Croix-Rouge Suisse, ce projet porte sur la violence quotidienne et la problématique des disparus.
«Le Jardin de la violence» – c’est son nom – sera présenté sur l’arteplage de Morat. La fondation Avina participera à hauteur de 4 millions sur un coût total de 4,5 millions de francs. Une couverture de déficit est aussi prévue.
«Cet engagement va nous permettre de traiter un thème fort complexe, mais essentiel pour l’exposition», se réjouit Martin Heller, directeur artistique de l’exposition nationale.
Ce projet sera un lieu d’oppositions de toutes natures, qui mettra en lumière différentes formes de violence. La frontière entre le tolérable et l’intolérable sera au cœur du débat.
L’exposition aura pour cadre un parc, comportant diverses installations. Conçu par l’architecte paysagiste Günther Vogt, le jardin offrira au premier abord une image idyllique. Mais des effets spéciaux très subtils et déroutants feront rapidement prendre conscience aux visiteurs de leur relation à la violence quotidienne.
Parallèlement à cette exposition, l’artiste Sophie Calle va réaliser au musée de Morat une transposition du thème des «disparus».
La recherche des personnes disparues constitue en effet l’une des tâches les plus difficiles du Comité international de la Croix-rouge et de la Croix-Rouge Suisse.
Ce projet était l’un de ceux éliminés en décembre, faute de garanties de financement suffisantes. La direction avait alors arrêté une liste de 37 projets devant figurer au menu de la manifestation. Ce nombre était considéré comme le minimum nécessaire pour assurer l’attrait de l’Exposition nationale.
L’Expo espère pouvoir encore repêcher deux ou trois autres projets. Parmi eux figure l’exposition «Au fil du temps», qui était aussi prévue à Morat. En décembre, la fondation Sandoz avait renoncé à financer ce projet estimé à 6 millions de francs.
swissinfo avec les agences
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