La danse au service de l’humanitaire
Pour fêter ses dix ans, la troupe de danse romande Utopia offre les recettes de ses spectacles pour aider à scolariser des enfants indiens.
La troupe de danse vaudoise, Utopia, a choisi de fêter ses dix ans par un geste humanitaire. Son spectacle est libre d’entrée. Et la collecte de ses deux représentations à Lausanne et Genève va servir à financer un projet de Terre des Hommes en Inde.
Terre des Hommes
En effet, Terre des Hommes Suisse a mis sur pied un projet en faveur de 350 enfants du district de Ghazipur, dans la plaine du Gange, en Inde. But: les extraire de l’exploitation par le travail, les nourrir, les soigner et les scolariser. Un tel programme coûte 17 000 francs par an.
«Notre projet consiste à permettre à ces petits Indiens de rattraper leur retard scolaire, explique Doris Charollais, bénévole et responsable de ce projet de Terre des Hommes. «Ces enfants travaillaient jusqu’alors dans des cimenteries et des fabriques de tapis.»
«Dans le même temps, poursuit Doris Charollais, nous nous employons à offrir aux mères de ces enfants du Gange soit des formations professionnelles, soit des micro-crédits».
La fidélité d’Utopia
«En 1992, explique Gilles Groux, fondateur et codirecteur d’Utopia, le premier gros spectacle que nous avions donné était déjà en faveur de Terre des Hommes. «Or, pour boucler la boucle, nous avons voulu danser à nouveau pour cette organisation humanitaire.»
Le spectacle est composé de deux chorégraphies: «Le cruel Shahriar et le secret du flacon de Bahaman» créé par la codirectrice d’Utopia, Francesca Senzasono-Groux, et «L’homme qui rit» de Victor Hugo.
La première pièce raconte l’histoire d’un sorcier qui tente de récupérer un flacon renfermant une fée qui pourrait l’anéantir. Grâce à une magnifique toile de fond, le spectateur est plongé dans un harem.
En deuxième partie, Gilles Groux a adapté librement l’œuvre de Hugo, un enfant né au mauvais moment, au mauvais endroit et qui se fait défigurer parce que son père, un riche seigneur, est devenu persona non grata à la Cour d’Angleterre.
Enfants de la danse
Les deux pièces du spectacle sont dansées sur le mode néo-classique. Mais la pantomime y est aussi largement déclinée. 60 artistes interprètent ces deux chorégraphies, dont une trentaine d’enfants et d’adolescents.
Car Gilles et Francesca Groux ont inclu dans leur spectacle bon nombre de leurs 250 élèves. Le couple fête ses dix ans d’enseignement: pour leur école Utopia à Lausanne, à l’Ecole Club Migros de Vevey, aux Sports facultatifs de la Ville de Vevey et aux Sports universitaires de Lausanne. Elle enseigne le classique. Il enseigne le modern jazz.
Utopia a déjà donné une représentation au Théâtre de Vevey, le 1er juin. La salle fut quasi comble. Et la compagnie vaudoise a pu remettre une première recette de 3000 francs à Terre des Hommes.
«Je suis sûr qu’Utopia aura encore davantage de succès avec ses deux représentations dans les plus grandes villes de Lausanne et Genève», espère Doris Charollais, ravie de pouvoir compter sur ces artistes.
swissinfo/Emmanuel Manzi
Métropole à Lausanne, samedi 8 juin, à 20h.
Salle communale de Plainpalais à Genève, samedi 15 juin à 19h.15.
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