La peinture au XXe siècle
Ambitieuse exposition en trois volets à Bâle: l'idée consistait à prouver, à travers de multiples exemples, la vitalité de la peinture, dont on avait annoncé la mort.
«Painting on the Move» est une entreprise ambitieuse qui réunit dans trois lieux les grands noms de la peinture au XXe siècle – de Monet ou Matisse à Gary Hume ou Neo Rauch, en passant naturellement par Picasso, Giacometti ou Jasper Johns.
Cette entreprise vise à affirmer la prédominance, au cours du siècle qui vient de s’achever, de la peinture comme discipline des beaux-arts. On pourrait même préciser de la peinture à l’huile, car même si la couleur acrylique fait une apparition remarquée après la Seconde Guerre, et même si certains artistes recourent à la laque, à la tempéra ou au «computer collage», la plupart restent fidèles à cette matière souple et profonde.
Trois lieux, trois approches
Le Kunstmuseum offre un panorama très riche, qui convoque tour à tour les styles et les mouvements qui ont marqué l’art moderne et contemporain. Peu de toiles par artiste, mais des toiles majeures, comme «Dynamic Suprematism No 57» de Malevitch, «White Fire» de Barnett Newman ou «Shadows» d’Andy Warhol.
Le Museum für Gegenwartskunst a choisi peu de propositions, mais des propositions radicales, dues à des chantres fervents de l’abstraction comme Rémy Zaugg ou John Armleder. Cette seconde exposition est davantage centrée sur les plasticiens suisses.
L’hyperréalisme et ses suites font l’objet de la manifestation conçue à la Kunsthalle, qui interroge la notion de «Réalisme et peinture actuelle». Le réalisme se porte bien, en témoignent des images photoréalistes, qui ne s’éloignent du réel que grâce à une certaine distanciation poétique ou critique.
Johanna Kandl associe des manières de slogans à des images urbaines, désolées. Francesca Gabbiani recompose des sous-bois ou le mouvement des vagues. Chuck Close, qui fait le lien avec le passé, puisqu’il est un représentant historique de l’hyperréalisme, revient avec des portraits monumentaux, décomposés en facettes.
swissinfo/Laurence Chauvy
A voir à Bâle jusqu’au 8 septembre.
En conformité avec les normes du JTI
Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative
Vous pouvez trouver un aperçu des conversations en cours avec nos journalistes ici. Rejoignez-nous !
Si vous souhaitez entamer une conversation sur un sujet abordé dans cet article ou si vous voulez signaler des erreurs factuelles, envoyez-nous un courriel à french@swissinfo.ch.