Nobel de littérature au Français Le Clézio
L'Académie suédoise a distingué Jean-Marie Gustave Le Clézio comme un «écrivain de la rupture, de l'aventure poétique et de l'extase sensuelle, l'explorateur d'une humanité au-delà et en-dessous de la civilisation régnante». En 2007, la distinction était allée à la Britannique Doris Lessing.
Agé de 68 ans, le romancier français figurait parmi les favoris dans un cercle comptant aussi Adonis, le poète syrien pseudonyme d’Ali Ahmad Saïd, l’Australien Les Murray, l’Américain John Ashberry ou encore l’essayiste italien Claude Magris.
«J.M.G.» Le Clézio écrit depuis l’âge de 7 ans. Il devient célèbre à 23 ans avec le Procès-Verbal (Gallimard, comme toute son œuvre), pour lequel il reçoit le prix Renaudot en 1963. En 1980, le prix Paul Morand lui est décerné pour l’ensemble de son oeuvre. La même année sort son chef-d’œuvre Désert. Il a en outre consacré des essais à plusieurs civilisations nomades menacées de disparition. Il vient de publier Ritournelle de la faim, portrait de sa mère.
En juin dernier, Le Clézio a reçu le prix littéraire suédois Stig Dagerman. Il recevra son Nobel et un chèque de 1,02 million d’euros (1,58 million de francs) le 10 décembre prochain à Stockholm.
Le dernier écrivain français à avoir reçu la prestigieuse récompense était Claude Simon en 1985, après Samuel Beckett en 1969, Jean-Paul Sartre qui la refusa en 1964 et Albert Camus en 1957.
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