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«Quand je serai grand» taquine l’enfance

François Marin met en scène au Théâtre de l'Arsenic, à Lausanne, des textes inédits de la jeune romancière valaisanne Noëlle Revaz.

L’univers de Noëlle Revaz est sinueux, plein de recoins et de secrets, de gouffres et d’aspirations, exactement comme l’âme humaine. Plus précisément l’âme enfantine que l’auteure explore dans «Quand je serai grand».

Sous ce titre, sont assemblés des textes inédits de Revaz que le metteur en scène François Marin a montés en février à Sion, avant de les présenter au Théâtre de l’Arsenic (Lausanne) où ils sont joués jusqu’au 24 mars.

Peu de lecteurs connaissent Noëlle Revaz, 33 ans, Valaisanne, qui a publié l’année dernière son premier roman chez Gallimard. Cela s’intitulait «Rapport aux bêtes».

On trouve un peu de ce rapport dans «Quand je serai grand». Le même monologue intérieur soutient la pensée du narrateur qui vit des amours heureuses ou conflictuelles avec son environnement: les escargots, les petites mésanges, un médecin borné, une jeune fille séduite et abandonnée… Et surtout la famille, avec à sa tête la mère.

Cocon maternel

«Maman a eu des tas d’enfants: c’est qu’ils venaient comme ça sous la peau», écrit Noëlle Revaz dans «Quand je serai grand». Elissa Bier, qui signe la scénographie du spectacle, a pris cette jolie phrase au pied de la lettre, comme pour écraser la métaphore.

Elle a donc recouvert le plateau d’un immense papier blanc que les trois comédiens (Jean-Charles Tontana, Bernard Escalon et Marc Mayoraz) déchirent en émergeant des trappes, comme des enfants s’échappant du cocon maternel.

Tantôt, ils diront la prose de Revaz sur une musique (grinçante) de Christophe Fellay. Le tout s’offre comme des éclats de conscience qui se pressent, se bousculent, se chassent en un désordre allant de l’absurde à la douceur de vivre.

Ce désordre enjoué semble gêner les comédiens qui ont du mal à trouver la juste tonalité, partagés qu’ils sont entre l’envie d’interpréter le texte comme une comédie enfantine et le désir d’y projeter les ombres d’un passé en total décalage avec le théâtre.

swissinfo/Ghania Adamo

«Quand je serai grand»; à Lausanne, Théâtre de l’Arsenic, jusqu’au 24 mars. Tel: 021/625 11 36

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