Soleure, 36ème!
Les 36èmes Journées cinématographiques de Soleure se tiennent jusqu'à dimanche. 122 films et vidéos sont au programme.
Soleure est une bien jolie ville. Mais, avec un regard de touriste, on n’a guère l’impression que le mouvement et le dynamisme la caractérisent. Il en va un peu de même pour les «Journées cinématographiques».
Propos que ne contredira pas même le directeur de l’événement, Ivo Kummer, qui déclarait à l’ATS: «Oui, nous misons sur la stabilité. La qualité des Journées n’est pas de monter des événements ou de faire la révolution, mais d’offrir une certaine continuité».
Si Soleure a été un haut lieu de débats à l’époque où le cinéma suisse rêvait et dérangeait à haute voix, notamment pendant les années 70, les «Journées cinématographiques» se sont affublées depuis d’un surnom éloquent: «la vitrine du cinéma suisse».
Festival sans compétition, Soleure rassemble en une semaine une vaste sélection de ce que la Suisse a produit en matière cinématographique – fiction, documentaire, animation, qu’il s’agisse de courts, de moyens ou de longs métrages – au cours de l’année précédente.
Conséquence positive: le public accourt pour voir le cinéma helvétique qu’il boude en principe dans les salles. Bon an mal an, ce sont environ 30 000 tickets qui sont écoulés à Soleure. Conséquence négative: producteurs et cinéastes préfèrent sortir leurs films à l’occasion de manifestations à la fois plus remuantes et plus rayonnantes.
Ainsi, cette année, Léa Pool garde la primeur de «Lost and Delirious» pour le festival du film indépendant de Sundance, aux Etats-Unis. Et le «Heidi» du Bernois Markus Imboden sera dévoilé au Festival de Berlin, en février. Quant à «Neutres», du cinéaste genevois Xavier Ruiz, il sortira en salle sans passer par la case Soleure, où véritablement, les premières sont rares.
Aux 122 courts et longs métrages du programme officiel de cette 36ème édition, il faut ajouter les 108 productions des sections parallèles, dont deux rétrospectives. L’une est consacrée au travail du producteur Marcel Hoehn, l’autre célèbre les trente ans du Concours du film d’animation.
Bernard Léchot
En conformité avec les normes du JTI
Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative
Vous pouvez trouver un aperçu des conversations en cours avec nos journalistes ici. Rejoignez-nous !
Si vous souhaitez entamer une conversation sur un sujet abordé dans cet article ou si vous voulez signaler des erreurs factuelles, envoyez-nous un courriel à french@swissinfo.ch.