Spectacle d’ouverture: «l’After»!
Au lendemain de la grande première, la direction d'Expo.02 et les créateurs du spectacle d'ouverture ont tiré le bilan. Et répondu aux critiques.
«Le four national de François Rochaix», titrait la Tribune de Genève, mercredi matin. Une «Ouverture en cacophonie», ajoutait Le Matin.
Plusieurs critiques sévères dans la presse suisse. Essentiellement dirigées contre le metteur en scène.
A la conférence de presse, François Rochaix est pourtant resté stoïque. Avec patience et douceur même, il a défendu son bébé. «Inaccessible le spectacle d’ouverture? Mais il n’est pas nécessaire de toujours tout comprendre.»
«Se laisser emporter»
«On cultive trop cet antagonisme élitaire-populaire. Et on contamine les gens, explique le metteur en scène Ensuite, le spectateur s’inquiète uniquement de savoir s’il a compris ou non. Et il rate la rencontre.»
«Je préfère surestimer le public plutôt que le sous-estimer, poursuit François Rochaix. Ce qui me fait peur c’est quand le populaire devient populiste. Et là c’est du mépris.»
Dans le public, une spectatrice s’est tout particulièrement laissée séduire… Oui, mais pas n’importe quelle spectatrice. La directrice générale d’Expo.02.
«C’est vrai, je ne suis pas totalement objective, reconnaît Nelly Wenger. Mais je me suis laissée emporter. J’ai été très sensible à cette communion à des kilomètres d’intervalle.»
La Grande Fenêtre
Sur ce point-là, tout le monde ou presque est unanime. La «Grande Fenêtre» a joué son rôle de médiateur entre les quatre arteplages.
Le «petit écran» a aussi tenu le pari. Plus que ça. La diffusion en direct du spectacle sur quatre chaînes du service public a été un succès.
«Un succès sans précédent. Le plus grand jamais rencontré en Suisse par une émission culturelle», ajoute le directeur des programmes de la TSR.
Raymond Vouillamoz précise: «En Suisse romande, nous avons obtenu plus de 37% de parts de marché, ce qui correspond à une finale de la Ligue des Champions».
En Suisse alémanique, le résultat est légèrement plus faible avec 34%. Et au Tessin, les parts de marché ne dépassent pas 18,5%.
«C’est sans doute une question de proximité de l’événement, commente le directeur des programmes. Obtenir un tel résultat en Suisse alémanique était assez inespéré.»
Pour le service public, ce succès est le fruit d’un long travail. Deux ans de préparation avec le metteur en scène François Rochaix. 300 collaborateurs engagés sur les sites le soir du spectacle, une quarantaine de caméras et des hélicoptères.
Une fin… et un début
A l’heure du bilan, les remerciements sont allés à toutes ces personnes qui se sont engagées pendant des mois.
Dernier clin d’œil du metteur en scène aux acteurs figurants et aux chanteurs pour qui la fête se termine bientôt… «Lorsque je voyais leurs visages apparaître en gros plan sur l’écran géant, j’étais ému.»
Pour tous les autres, la fête ne fait que commencer. Après le spectacle d’ouverture… le début de l’exposition nationale.
Et, comme disait Lili, la mascotte, sur les écrans d’information des arteplages mercredi matin: «Expo.02 vous appartient dès aujourd’hui!»
swissinfo/Alexandra Richard à Neuchâtel
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