Un prix couleur «azzurro»
Le Prix du cinéma suisse 2001 a été décerné en marge des 36èmes Journées cinématographiques de Soleure. «Azzurro» de Denis Rabaglia reçoit le prix du «meilleur film de fiction».
Depuis l’année passée, ce sont cinq catégories qui sont en jeu dans ces oscars-césars version helvétique, c’est-à-dire sobres et plutôt intimistes. Les prix des meilleurs interprètes, féminin et masculin, sont en effet venus s’ajouter à ceux qui honorent les «catégories» cinématographiques: documentaire, court et long métrages.
Pour cette édition 2001, les prix d’interprétation (15.000.-) sont allés à la jeune et jolie Sabine Timoteo, ex-danseuse, pour son rôle dans «L’amour, l’argent, l’amour» du réalisateur allemand Philip Gröning, et au très reconnu Bruno Ganz pour sa prestation dans «Pane e tulipani» de l’Italien Silvio Soldini, un film qui connaît une jolie carrière européenne.
Autant Sabine Timoteo – jeans pattes d’eph’ et pull flagada – était émue, autant le routinier Bruno Ganz – costard et cravate – a su la jouer au charme… A noter que l’acteur zurichois figurait également à l’affiche d’un autre film sélectionné, «WerAngstWolf» de Clemens Klopfenstein.
Le prix de la «catégorie reine», le long-métrage de fiction (50.000.-) a été remporté par Denis Rabaglia pour son film «Azzurro». Une belle victoire pour ce réalisateur suisse d’origine italienne, qui signe là un film éminemment personnel et, qui face à des ténors comme Kavier Koller, Markus Imboden, Silvio Soldini ou Clemens Klopfenstein, se considérait comme un « outsider ». Nous y reviendrons ultérieurement et plus longuement.
Côté court-métrage (20.000.-), c’est un presque moyen-métrage qui l’emporte: «Summertime», d’Anna Luif, ou l’éveil à l’amour d’une adolescente désoeuvrée de la banlieue zurichoise.
Le prix du meilleur documentaire (50.000.-) est allé quant à lui à «Do it» de Sabine Gisiger et Marcel Zwingli. Leur caméra s’est attardée sur Daniele Von Arb, un homme qui en 1970, alors qu’il avait 16 ans, décida de fonder en Suisse allemande, avec quelques amis et beaucoup de naïveté, une cellule révolutionnaire…
Le jury du Prix du cinéma suisse était composé cette année du réalisateur et ancien lauréat Marcel Gisler, de l’actrice Tonia Maria Zindel, du directeur du Centre valaisan de l’image et du son Jean-Henry Papilloud, de la distributrice Hélène Cardis et du journaliste et distributeur Walter Ruggle. Tout ce petit monde était réuni sous la présidence du célèbre humoriste Emil Steinberger.
Bernard Léchot
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